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SINSIN

José Gennart
Edition revue et augmentée 2003 


S I N S I N

Paroisse (succursale) : rétablie en 1808. Diocèse de Namur en 1808. Doyenné de Marche en 1837. Secteur de Somme-Leuze en 1979. Communes de Sinsin-Petite et de Sinsin-Grande, devenues commune de Sinsin par décret impérial du 15.6.1812, puis commune de Somme-Leuze en 1977.
Note : le hameau de Mehogne et la ferme du Fourneau sont passés de la paroisse de Nettinne à celle de Sinsin par D.E. 29.3.1842.

Eglise St-Georges : 1775-1778, agrandie en 1852-1853, pourvue d'une nouvelle tour par la fabrique en 1871 (A.R. 13.8.1871).

Presbytère : rebâti par la commune en 1922 (remplaçant un édifice datant au moins du début du 19ème siècle), désaffecté en 2001.

photo F. Monti - 2009

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Infos pratiques - Contact paroissial

  • Nom: Edgard Landrecy
  • Tél: 083 68 81 16
  • Adresse:
  • mail:

Sinsin.

Sur la route de Namur à Marche.
À 28 km de Dinant et à 18 km de Rochefort.

Noms CARCINIUM 875
CYNCHIEN 1317
CHINCHIEN 1323 1329 1335
CHINCHINS 1323
CHIENCHIEN 1335 138
CHINCINS 1327
C1-HNCHIN 1350
CHERCHIN 1338
CHERSIN
TZINCHIN 1495
CYNCEN 1501
CINCEN 1537
CHINSIN 1503
SAYNSEN 1580
Petite SENCHEN 1595

Sinsin

L'endroit est connu par ses pierres à chaux. On peut donc partir de "calcinium" = carrière à chaux.
Sol: schisteux et calcaire.
Superficie 1435 ha. / 1394 ha 60a. en 1951.
Altitude; 239 m au seuil de 1'ég1ise.
Hameaux: Fourneau, Mehogne.
Population:
Année| Habitants
|1801|  | 268
|1815|  | 260
|1840|  | 290/ 490.
|1846|  | 498
|1890|  | 206
|1910|  | 447
|1930|  | 274/ 392
|1948|  | 344
|1961|  | 325
|1976|  | 321 *
* suite à l'union des 2 Sinsin '?
Carrières de pierres à chaux
Duché du Luxembourg, prévôté de Durbuy.
Principauté de Liège (quartier du Condroz).
Département Sambre-et-Meuse. Circonscription cantonale de Marche, se1on un arrêté du Comité de Salut Public du 14 fructidor an 111 (31-8-1795) pour Petit-Sensin et Grand-Sensin.
Rectification 1e 8 février 1796, Petit-Sinsin et Grand-Sinsin. Arrêté du 17 frimaire an X (8-12-1801) 9 Circonscription des cantons de justice de paix, département S-et-M, arrondissement communal de Marche, canton de Marche.

Circonscriptions judiciaires. Arrêté royal du 25-2·1825. Dans le canton de Marche, la commune de Sinsin est détachée du canton de Marche et passe au canton de Rochefort, qui lui est détaché de l'arrondissement judiciaire de Marche pour faire partie de celui de Dinant. [Tandel]
Province de Namur arr. de Dinant.
Paroisse Nettine diocèse de Liège.
Diocèse de Namur 1802.
Paroisse en 1556.

Vers 1830, Sinsin compte 2 fermes et 83 maisons rurales, la plupart bâties en pierres, bois et argile et couvertes de chaume et 500 moutons, 44 chevaux, 84 bovins, 30 porcs et aucunes chèvres. [69]
En 1950, 51 % de la superficie est occupée par les prairies et 21 % par les cultures.
Le secteur secondaire est axe au 19cmc siècle sur 1'exp1oitation des carrières de pierres abandonnées par la suite. [58]
Écoles communales pour garçons et pour filles en 1951.

Guerre 14-18: arrivée des allemands qui prennent le cure en otage; pas d'autre incident.
Déportation: 1e 9 décembre 1916 7 déportés. [11,58,76]
Le territoire actuel de la commune comprend les sections de Sinsin-Grande ou Haute-Sinsin et de Sinsin-Petite ou Sinsin au mostier avec les hameaux de Fourneau et de Mehogne. [76]
Liste des bourgmestres
LESSUISSE Auguste 1850 1864
STERNON Ernest 1864 1867
DOUHARD Charles 1867 1879
BOURDON Eugène 1879 1881
LESSUISSE Auguste 1882 1885
BOURDON Eugène 1885 1900
DAOUST Felix 191 1 1932
BAUDUIN Léopold 1933 1955
BOUILLON Nestor 1956 1964
BAUDUIN Melchior 1965 1976

SINSIN La ligne du temps ...

Époque préhistorique, gallo-romaine et carolingienne Très importante station qui a livré des ossements humains et des objets de diverses époques.
Ce village, un des plus ancien de Belgique, a été successivement habité par les Celtes, les Gallo-Belges. Les Gallo-Romains. Puis les Francs.
En 1857, entre Nettine et Petite-Sinsin, la société archéologique et Nicolas Hauzeur ont découvert les restes d'un oppidum gallo-germanique, contemporain de la première invasion romaine, peut-être même d'une date antérieure.
Les mines de l'antique oppidum consistent en une enceinte ovale, continue, de plusieurs mètres de développement, formée de grosses pierres brutes.
À l'Est, s'ouvre sous un rocher une caverne (voir spéléo; Trou del Heuve).
On y descend par un entonnoir, à l'intérieur elle s'élargit, elle est divisée en compartiments irréguliers formés de grosses pierres superposées par l'homme et sans ciment.
Un amas semble boucher l'entrée d'une autre caverne. Deux stalagmites sont appelées Marguerite et Pierrette, plus loin 4 autres en cané sont appelées cheval Bayard.
Ces personnages paraissent avoir été l'objet d'un culte; Les jeunes de Sinsin et de tous les villages environnants les visitaient le jour de la Purification (2 février).
Comme l'entrée de la grotte a été dégagée le pèlerinage a recommencé en 1857, Ce trou a été habité, ils ont découvert des fragments de poterie. Il y a une plateforme soutenue par un mur grossier à l'entrée de la grotte.

Époque préhistorique, gallo-romaine et carolingienne

En 1859, on découvre sur le plateau sur Vie! un poste ou un établissement romain, le sol est jonché de débris de tuiles et de poteries, à peu de distance au nord-est, passe le diverticule de Marche vers Ciney (traces dans le bois d'Hottomont et à Jannée).
En face de l'établissement romain on remarque un tertre de terres sur du schiste, on enlève les terres et on trouve une tombe gallo-romaine.
Trouvailles : 2 plateaux en terre sigillée, dont un avec une marque du potier, des débris d'un plus grand plat en terre grisâtre, des fragments d'une grande vasque, des poteries rouges et blanches et un beau coin en silex.

En 1863, on découvre non loin de l'oppidum, une petite soucoupe ornée de feuilles de lotus, un plateau, une coupe évasée, des fragments de plateau, le tout en terre sigillée une cruche en terre grise, un fragment d'un joli vase en terre fine, un plateau en terre blanchâtre, un autre en terre noire, une fibule Tous ces objets ont été offerts au Musée à Namur par M. le baron Ernest de Jannée, ainsi qu'une hache en silex découverte par M. Schlogel.

En 1884, des fouilles sont entreprises dans le trou del Heuve, on y découvre plusieurs marches en pierre dont 2 avec des coups de ciseau, on enlève les murs d'obturation, les débris qui remplissent le réduit ont une hauteur de 1 m 50 en 3 couches, dans la première on trouve une pomme en os, travaillée au tour et percée d'un trou pour l'adapter à un manche, qui ornait probablement un bâton honorifique, dans la deuxième composée de petites pierres, on trouve un second pommeau en bronze coulé et en partie tourné, qui ornait probablement l'extrémité d'un bâton de dignitaire, enfin la troisième composée de terre noire occupe un grand bac en forme de sarcophage qui renferme des ossements humains, des ustensiles et des objets de parure, dont voici le détails: rasoir en bronze, qui servait peut-être à ouvrir les entrailles dans certains sacrifices pour en tirer des augures, 134 mm 2 couteaux en bronze, munis d'une soie plate fondue d'un jet avec la lame brisés tous deux, 181 mm,
Grande épingle en bronze, munie d'une large tète plate avec bouton conique au centre, permet de fermer un vêtement, 230 mm
5 épingles à cheveux en bronze, montrant une grande dextérité technique pour l'époque,
Burin en bronze, qui servait à graver des ornements sur les objets en bronze à leur sortie du moule ou après écrouissage, ce burin devait être emmanché
Boucles d'oreilles en or devaient appartenir a un enfant, 25 mm
Bouton en fonte d'un travail très délicat
Grand disque bombé en bronze coulé, martelé, muni d'une bélière dans la partie convexe
5 bracelets en bronze portés par des enfants de 10 à 12 ans
6 petits anneaux en bronze, usage inconnu
Virole en bronze
Collier compose d'amulettes, 3 défenses de sanglier, une canine fossile d'hyène, une coquille fluviatile, un morceau de schiste, une vertébré de poisson
3 boutons en terre cuite, en forme de cône tronqué, évidés à l'intérieur de la base et percés d'un trou au centre
Manche en os taillé a huit pans couverts de stries disposées en arêtes de poisson, il est creux, l'extrémité inférieure est fermée par une rondelle en os fixée par une petite goupille en os, il semble que le manche soit destiné à maintenir le couteau
2 Silex taillés en forme de couteau grattoirs, puis une autre ébauche de pointe de flèche, et 3 éclats qui pouvaient avoir ici un caractère votif
Ossements humains quelques os d'adultes, d'enfants de 6 ans et de 9 à 12 ans
Animaux fragments de bois de mue d'un cerf, un andouiller, 2 cornes de chèvre avec un fragment de frontal
Poterie parmi les morceaux recueillis dans les cendres du foyer, un seul objet a pu être reconstitué, une tasse avec anse en bronze, avec ressort à boudin en forme de disque, bronze étamé, des émaux rouges et bleus enlevés remplissaient les parties creuses, un ardillon au revers fixait la broche au vêtement
Fibule composée d'un disque épais en bronze coulé dont la face parait représenter 4 feuilles, une croix en occupe le centre, munie aussi d'un ardillon au revers, époque franque

L'ensemble suggère l'existence non d'un oppidum mais d'un sanctuaire, la grotte avec ses attributs de fonctions judiciaires ou religieuses semble être le caveau sépulcral d'un haut dignitaire, probablement un druide et de sa famille.
Ces objets sont semblables a ceux des habitations lacustres de la Savoie et du lac de Bienne.
En 1895, M. Ed. Dupont à découvert à l'entrée de la grotte, une roulette en bois, d'un potier franc. c'est un disque de 32 mm épais de 5 mm, troué au centre, unique en Belgique.
Vers 1905, dans les déblais de la caverne, M. Ed. Dupont, a découvert une pointe de javelot en os, brisée aux extrémités, la fragilité de l'objet et les symboles (image du mouvement et du rayonnement du soleil, signes de la grande divinité gauloise dis pater) donnent à celui-ci un caractère sacré.


Moyen âge

Première mention de la localité dans un acte du 13 avril 875 concernant une donation faite par 1e comte de Huy, en faveur de l'église de Cambrai.
Ce domaine passe ensuite à l'église de Liège et Sinsin apparait comme une dépendance de Nettinne dans les plus anciens pouilles du diocèse de Liège. Une partie du territoire, Sinsin-Petite ou Sinsin-au-Moutier ou du Mostier, est également liée à Nettinne sur le plan féodal, tant pour la seigneurie hautaine que pour le domaine foncier et ressort des lors de la principauté de Liège
Le 20 avril, 1338, Thierry, seigneur de Houffalize et d'Oteye, chevalier, notifie à la cour de justice et aux habitants qu'il a vendu sa terre de Cherchin à Jean, roi de Bohème et il leur enjoint d'obéir désormais a leur nouveau seigneur. Le lendemain, Adolphe de la Marck, évêque de Liège, déclare que le roi Jean lui a prêté l'hommage féodal pour Chersin.
Le 21 juin 1341, Pierre Hustina devient vassal du roi Jean pour dont 4 livrées sur la brasserie de Chinchin. Ce Pierre Hustin, de la puissante famille de Thynes, était seigneur de Nettinne et ses ancêtres possédaient Nettinne depuis le début du 13è siècle. Sinsin Petite, 2 siècles plus tard, a toujours les mêmes seigneurs fonciers que Nettinne. Dès la seconde moitié du 16é siècle, la seigneurie foncière de Sinsin-Petite appartient aux vicomtes de Dave. Marguerite d'Oignies, veuve de Evrard de Boulan, vicomte de Dave, se titre dame de Sinsin en 1576, le 11 juin 1586 elle figure comme donatrice des biens affectés a la cure, dans l'acte de fondation de la paroisse de Sinsin, distraite de celle de Nettinne. Sa lignée garde Sinsin conjointement avec Nettinne jusqu'a la tin de l'ancien régime. _
Quant à la seigneurie hautaine, comme celle de Nettinne, elle est, dès le 16è siècle, l'apanage de la famille de Bohyrs. En 1685, Guillaume de Bohyrs, seigneur de Nettinne et Sinsin, ratifie un acte de renonciation à la collation de la cure Liège, le 3 mars 1684, déclaration notant que la ville et le château de Rochefort, ainsi que les villages ..., Hogne, ..., Baillonville, Raboze, Sinsin-Petite,..., Wai1let,... avec leurs dépendances et annexes, ont toujours appartenu et appartiennent encore à l'évêché et principauté de Liège.

En 1746, Anne du Mont de Rochehault, veuve d'Ernest Herman Joseph de Moreau de Gerbehaye et son fils Nicolas sont seigneurs hautains de Nettinne et Sinsin. Anne du Mont est la fille d'Agnès de Rougrave épouse de Guillaume de Bohyrs puis du seigneur du Mont, haut scotier d'Ardenne.

L'autre partie, dite Sinsin-Grande, relevé en 1207 du comte de La Roche. Wery Il, seigneur de Rochefort. en 1252, devient seigneur hautain de Sinsin au comté de Laroche dont il hérite de Mathilde de Laroche. Le 22 octobre 1317, Thierry III, seigneur de Rochefort, échange Sinsin et d'autres villages; Sinsin passe donc en 1317 dans le domaine direct des comtes de Luxembourg qui la rattachent à la prévôté de Durbuy. Haute Sinsin avec partie de Mehogne constitue alors une des seize seigneuries dépendant de Rianwez, prévôté de Durbuy.
Haute Sinsin n'a pas de seigneur hautain particulier, elle est administrée par des baillis.
Cependant, elle a sa cour de justice qui s'étend sur Mehogne en partie. Longtemps administrée par le prévôt au nom du prince elle constitue, des 1729, mais sans qu'on ait trouvé trace d'engagère officielle, une seigneurie hautaine dévolue à Prosper de Cassal, écuyer, prévôt de Durbuy, dont les descendants s'y maintiennent jusqu'à la fin de l'ancien Régime.
La maison de justice existe encore, entourée de hautes murailles, elle porte le millésime 1714 et est connue dans le village sous le nom "A la Cour". (1952)

SINSIN Paroisse - Églises

Paroisse
Relevant, en 1628, de la seigneurie de Rianwez (avec Gde Sinsin et Mehogne), Sinsin relève en 1501 de la "court de Hameteal" (Hampteau) avec Rendeux-Ste-Marie, Cheoux et Waharday; encore en 1537......

Église
Style renaissance
Église Saint-Georges, bâtie vers 1702, a subi plusieurs transformations au cours du 19éme siècle.....

PAROISSE & ÉGLISE

Paroisse
Relevant, en 1628, de la seigneurie de Rianwez (avec Gde Sinsin et Mehogne), Sinsin relève en 1501 de la "court de Hameteal" (Hampteau) avec Rendeux-Ste-Marie, Cheoux et Waharday; encore en 1537......

Puis plus citée dans les pouillés. Sinsin possède une chapelle en 1559, L'acte d'érection de la paroisse, en 1586, dit clairement qu'il existait a Petite-Sinsin (pago rninori de Sinsin), cad. Le centre du village actuel, de temps immémorial une chapelle appendice de Nettine.
Le 10 mai 1790, le cure, suivant en cela l'exemple de beaucoup de ses collègues, renonce à la dime.

Église
Style renaissance
Église Saint-Georges, bâtie vers 1702, a subi plusieurs transformations au cours du 19éme siècle. En 1852, la nef est agrandie tandis qu'en 1853, une sacristie est érigée au chevet du chœur. En 1870, on démolit l'ancienne tour qui est remplacée par l'actuelle en style néogothique. En 1887, remplacement du toit et restauration de la charpente. L'édi1ice a été réaménagé intérieurement en 1972.
Autel majeur à retable, tableau avec Agonie au jardin des oliviers, tabernacle et trône d'exposition entre 1800 et 1850 bois marbre et doré, laiton et toile.
Banc de communion a balustres en chêne vers 1702, idem confessionnal.
Fonts baptismaux 19émc siècle, calcaire, laiton et cuivre.
Chaire de vérité 1800-1850, chêne.
Chemin de croix peint sur toile (1857).
Dalle funéraire d'Ernest Herman Joseph de Moreau dit de Gerbehaye, seigneur de Nettinne et Seinsin, de son épouse Anne Isabelle du Mont de Rochehaut (=1783), de leur fille Anne Isabelle (=1727) et de Simon Pierre de Moreau dit de Gerbehaye (=1737), frère du précèdent, armoiries, marbre noir.
Statues St Urbain/Martin pape, vers 1702, chêne Christ en croix, m. XIXéme, bois polychrome
St Georges terrassant dragon, XIXéme s, bois plâtre (plus a sa place)
St Georges terrassant dragon, XXéme s, chêne.

Cloches par Causard de Tellin 1874, bronze.
Patron de la commune: St Georges, martyr, depuis 1'erection en 1556 de Sinsin comme paroisse indépendante de Nettinne. St Édouard patron secondaire de la commune car patron quand Sinsin dépendait de Nettinne.
Calvaire situe sous un auvent du XIXéme s au pied de la cote menant a l'église, comprend un Christ en croix du XVII°, en bois polychrome.
Chapelle de N.D. du Bon- Secours
Située au Tige de Sinsin, datée 1867; depuis 1917, la paroisse s'y rend en procession au mois d'aout, suite au vœu fait par le cure, Celui-ci, fait prisonnier par les allemands en 1914, et conduit comme otage à Pessoux, passant devant la chapelle du tige et voyant dans le lointain les flammes qui dévorent Somme-Leuze, fait le vœu d'instituer une procession annuelle a N.D. de Bonsecours, si sa paroisse est épargnée; selon une autre version, il passe devant la chapelle ligoté sur l'affût d'un canon, fait le vœu de pèlerinage s'i1 s'en sort, il est relâché dans les près plus bas en allant vers Ciney.
Il a fait la procession pieds nus tant qu'il a été curé de Sinsin. Les cures suivants n'ont pas continue cette tradition.
La statue de N.D. du Bon Secours a été dérobée dernièrement. La chapelle est maintenant privée, bien entretenue, et dotée d'un très bel autel en pierre du pays.

PAROISSES

Fourneau

En wallon FORNIA
Noms: FORNAUX 1586

Ce hameau constitue un fief indépendant détenu, au début du 17é siècle, par la famille des de Huyet dite Durhot.
Lors de l'érection en paroisse, en juin 1586, par le prince-évêque, Ernest de Bavière, ce hameau et celui de Mehogne, sont incorpores a la nouvelle paroisse et distraient de la paroisse de Nettinne à laquelle ils ont appartenu jusque-là. Cette décision se fonde sur la proximité de l'eg1ise de Sinsin.
En 1857, Fourneau compte 22 habitants et 3 maisons.

Mehogne

En wallon Mongne. Noms: MEHONGNE 1580, 1589
Ce hameau appartenait, en partie at la mairie de Ciney, 1'autre partie était sur Sinsin·Grande au duché de Luxembourg.
En 1857, Mehogne compte 47 habitants et 11 maisons.
L'écart Bellevue compte, en 1857, 11 habitants et 2 maisons.

Spéléologie
Abime du Fourneau
Connu sous les noms de trou de l'Allemand, abime de Sinsin, il est situé au hameau de Fourneau, dans le bois de l'Abime, à 300 m au bout du chemin carrossable à droite après la ferme. La grotte se trouve sur le plateau, elle comprend une grande salle d'éboulis, lac, divers réseaux très boueux. Environ 800 m / - 35 m. La zone d'écoulement des eaux est un réseau de diaclases noyées, la structure est en treillis

Trou de la Louve
Connu aussi sous les noms de tr6 del Heuve, de grotte de Sinsin il est situé dans le bois del Heuve ou bois aux Culées, sur la rive droite de l'Eau d'Heure et du ruisseau de Sinsin, a droite de la route Sinsin-Baillonville, dans 2cmc virage après Nettinne. Pour y accéder, il faut suivre le sentier, dépasser la chapelle N.D4 d'environ 200 m, prendre a gauche a travers la sapinière, traverser le ruisseau, puis un chemin sur l'autre rive et suivre la trace jusqu'à mi- pente. La vaste entrée est orientée N.O. Il est compose d'un couloir principal termine par des diverticules argileux de petits réseaux parallèles et sous-jacents. 225 m/ 20 m. C'est une grotte sépulcrale de l'âge du bronze. Les concrétions sont très saccagées.

Trou du Renard
Il est situé dans le bois du Fourneau, pour y accéder i1 faut emprunter la route vers le hameau "Le Fourneau", prendre a droite le chemin en face de la première ferme, ne pas monter sur la colline. Le trou se trouve rive gauche du ruisseau a faible altitude dans le bois en bordure d'une petite esplanade terreuse. C'est une cavité à prédominance horizontale et labyrinthique. Dans une galerie latérale au fond de la salle d'éboulis terminale s'ajoute un réseau d'une soixantaine de m plus vertical et actif rejoignant la nappe souterraine, et accessible par une "étroiture" montante assez bien dissimulée a la droite d'un colmatage de galerie.

Divers
Rue de l'observatoire, se trouve la station météorologique de Sinsin.