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EUCHARISTIE

L'Eucharistie structure la vie chrétienne, elle la ponctue, elle est la respiration dans la vie spirituelle.
Elle nourrit de la vie de Dieu, celui, celle qui y participe dans l'écoute et le partage de la parole tirée de la Bible et dans le partage de la vie de Jésus en venant communier.
Elle donne vie à la Pâque du Christ. Ce n'est pas une simple répétition ou un simple souvenir.
L'Eucharistie, ou la messe, c'est la dernière Cène, le moment où Jésus se livre entièrement aux hommes.

L'Eucharistie est " source et sommet de toute la vie chrétienne " (LG 11). " Les autres sacrements ainsi que tous les ministères ecclésiaux et les tâches apostoliques sont tous liés à l'Eucharistie et ordonnés à elle.
Car la sainte Eucharistie contient tout le trésor spirituel de l'Église, c'est-à-dire le Christ lui-même, notre Pâque "
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Infos pratiques -
Ou ?
Quand ?
Paroisse Jour des Offices Messe Adal
Baillonville Le 3ème et 5ème dimanche 11h00  
Heure Le 1er et 3ème dimanche 9h45  
Heure Le 2ème, 4ème et 5ème dimanche   9h45
Hogne Samedi veille du 2ème dimanche 18h00  
Nettine Samedi veille du 4ème dimanche 18h00  
Noiseux 1er et 3ème dimanche 9h45  
Noiseux 2ème, 4ème et 5ème dimanche   9h45
Sinsin 2ème et 4ème dimanche 11h00  
Sinsin 1er, 3ème et 4ème dimanche   11h00
Somme-Leuze Samedi veille du 1er, 3ème et 5ème dimanche 18h00  
Waillet Samedi veille du 3ème dimanche 18h00  
1) Pour les 5ème dimanche du mois, à 9h45, il y a alternance entre Heure et Noiseux pour la messe
2) lors des grandrs fêtes ( Pâques, Noël, Toussaint ...) et jour des 1ères communions, professionde foi-confirmation : l'horaire change.
Info du mois sur spsl.be, rubrique offices

Contact : Abbé Henri Marechal, route de France, 5, 5377 Baillonville - 0473732008 ou marechal.h@gmail.com
Messes à Marche-en-Famenne : le samedi à 18h00 et le dimanche : 8h00 et 10h00
à Barvaux, le dimanche soir à 18h00

L'EUCHARISTIE

La consécration à la messe est réelle.

La messe ou eucharistie est le lieu idéal de la rencontre entre le Christ Ressuscité et ses amis, les chrétiens.
En effet, nous pouvons Le rencontrer dans le partage de sa parole (l'Evangile est le récit de la vie de Jésus et ses paroles) et dans la communion où nous mangeons la Vie du Christ à travers le pain et le vin consacré.
Cette rencontre fortifie notre foi, les liens que nous avons entre nous en nous propulsant vers tout être humain : "Allez dans la paix du Christ " tout en étant un très bel hommage, action de grâce à Dieu.
L'Eucharistie est une nourriture donnée par Dieu aux hommes afin qu'ils vivent de lui.

Un chrétien est invité à communier à chaque eucharistie, particulièrement le dimanche( jour de la résurrection dévoilée) en prolongement de son baptême.

La célébration eucharistique comporte toujours, en une seule et même action : la proclamation de la parole de Dieu, l'offrande du Christ à Dieu le Père - dans laquelle nous sommes invités à nous intégrer - l'action de grâce à Dieu le Père pour tous ses bienfaits, surtout pour le don de son Fils, la consécration du pain et du vin et la participation au repas liturgique par la réception du Corps et du Sang du Seigneur Jésus.
Le Christ se donne

Qu'apporte l'eucharistie?
La messe et la communion à la vie du Christ n'est pas une récompense pour des chrétiens parfaits : elle est nourriture donnée par un ami : le Christ Lui-même.
Celui qui veut recevoir le Christ dans la Communion doit simplement s'approcher de la table eucharistique pour y trouver des forces pour vivre mieux à la suite du Christ…. et cela au cœur de ses échecs, de sa souffrance, de son péché.
L'eucharistie est aussi le lieu le plus fréquent pour signifier au monde la présence vivante de Jésus-Christ avec nous.
Elle doit être un moment très fraternel où nous partageons ensemble, et avec le Christ ce qui fait nos vies.

Intentions de messe : nous pouvons solliciter une intention particulière lors d'une messe, soit pour remercier le Seigneur ce qu'Il est, soit pour un bonheur vécu, soit pour une demande d'aide, soit pour nos défunts, soit pour notre famille ou une situation précise.
Cette intention est demandée à un prêtre.



BAPTÊME

Le nom du Baptême vient du geste qui le réalise: baptiser signifie « plonger », « immerger ». La plongée dans l'eau signifie pour celui qui demande le baptême (le catéchumène), son union au christ dans sa mort et sa résurrection. Il est comme une « nouvelle créature »

Les grands événements de l'histoire de l'Alliance de Dieu avec l'humanité, rappelés dans la célébration de la nuit de Pâques (Vigile Pascale) annonçaient déjà le Baptême. Par exemple, la traversée de la mer Rouge, véritable libération d'Israël de l'esclavage en Égypte, annonce la libération du péché par le Baptême.
Par sa Pâque, sa mort et sa Résurrection, le Christ a ouvert à tous les hommes les sources de la vie éternelle.
Le Baptême se donne donc en plongeant le catéchumène dans l'eau, ou en lui versant de l'eau sur la tête, en invoquant la Sainte Trinité: Je te baptise au nom du Père, et du Fils et du Saint-Esprit.

Le don du Baptême, la grâce baptismale, comporte: le pardon des péchés, la naissance à la vie de fils adoptif du Père, membre du Christ, temple du Saint-Esprit.

Infos pratiques -
Ou ?
Quand ?
  • Lieu:
    le baptême peut avoir lieu dans toutes les églises du secteur pastoral.
  • Jours et Heures:
    Il peut se vivre une fois chaque week end, soit le samedi ou le dimanche après-midi. C'est la famille qui demande en premier lieu qui choisit le jour et l'heure. Les autres familles qui désirent baptiser le même week end accepteront le choix premier et s'associeront à la célébration.
    Il est aussi possible de baptiser lors de la messe du week end ou d'une adal présidée par le diacre.
    Où s'adresser ? Le baptême est demandé au moins un mois avant sa célébration auprès de l'abbé Maréchal, prêtre du secteur ou de Mr Rensonnet Christian, diacre.
    Chaque famille participe activement à la préparation et la réalisation du baptême.

LE BAPTÊME

Le baptisé est incorporé à l'Église et participe à la mission du Christ. Le Baptême imprime dans le baptisé un signe ineffaçable, la marque du Seigneur qui le consacre comme disciple du Christ. On ne peut donc être baptisé qu'une seule fois.

Le Baptême
Le Baptême est le sacrement de la foi en Dieu- Trinité. La foi nécessaire pour le Baptême n'est pas une foi mûre et parfaite, mais un début appelé à se développer dans l'Eglise. La foi grandit encore après le Baptême. C'est pourquoi chaque année l'Église célèbre, dans la Vigile Pascale, le renouvellement de la « Profession de Foi » du Baptême.

Ceux qui subissent la mort à cause de la foi sont certainement sauvés même s'ils n'ont pas encore reçu le Baptême.

Depuis les temps les plus anciens, le Baptême est donné aux petits enfants, car il est une grâce et un don de Dieu et ne suppose donc pas que ceux qui le reçoivent le méritent. Ces petits enfants sont baptisés dans la foi de l'Église. Par le Baptême, ils accèdent à la vraie liberté. En cas de nécessité urgente, toute personne peut baptiser, pourvu qu'elle ait l'intention de faire ce que fait l'Église.

Source : Petit guide de la Foi Catholique, Mgr André Vingt-trois, Editions Le Sénevé / Cerp

En Belgique, un peu plus d’un nouveau-né sur deux est baptisé.



CONFIRMATION

"La confirmation accomplit le don du Baptême.
C'est le sacrement qui donne l'Esprit Saint pour nous enraciner plus profondément dans notre vie d'enfant de Dieu, nous unir plus fermement au Christ, rendre plus solide notre lien à l'Église, nous associer davantage à sa mission et nous aider à rendre témoignage de la foi chrétienne par nos paroles et nos actions.

Comme le baptême, la confirmation imprime dans le chrétien une marque ineffaçable. Ce sacrement ne peut donc être reçu qu'une seule fois.
La confirmation donne l'Esprit Saint pour nous enraciner plus profondément dans notre vie d'enfant de Dieu, nous unir plus fermement au Christ, rendre plus solide notre lien à l'Église.

Ce que dit le catéchisme de l'Eglise

Avec le baptême et l'eucharistie, le sacrement de la confirmation constitue l'ensemble des " sacrements de l'initiation chrétienne ", dont l'unité doit être sauvegardée.
Il faut donc expliquer aux fidèles que la réception de ce sacrement est nécessaire à l'accomplissement de la grâce baptismale...

Infos pratiques -
Ou ?
Quand ?
  • Lieu, jour et heure:
    Elle est célébrée le 2è dimanche d'octobre

CONFIRMATION

"La confirmation complète le baptême en nous assurant la présence de Dieu, une présence qui sera sans faille de la part de Dieu.
En effet, dans ce sacrement aussi, c'est Dieu qui agit envers le croyant en lui certifiant que son Esprit Saint sera toujours avec lui.
Ce sacrement nous enracine plus profondément dans notre vie d'enfant de Dieu, nous unit plus fermement au Christ, rend plus solide notre lien à l'Église, nous associer pleinement à sa mission et nous aide à rendre témoignage de la foi chrétienne par nos paroles et nos actions.

Comme le baptême, la confirmation imprime dans le chrétien une marque ineffaçable. Ce sacrement n'est donc reçu qu'une seule fois en raison de la fidélité de Dieu à ce qu'I dit, à ce qu'Il fait.

Dans notre secteur, la confirmation est reçue dans le prolongement de la profession de foi, mais nous y accueillons toutes les personnes qui souhaitent cette démarche.
Elle est célébrée le 2è dimanche d'octobre.
L'inscription se fait chez l'abbé Maréchal.

Comme le baptême ...

Comme le baptême, la confirmation imprime dans le chrétien une marque ineffaçable. Ce sacrement ne peut donc être reçu qu'une seule fois.

En Orient, il est donné aux petits enfants immédiatement après le Baptême.
Dans l'Église latine, celle à laquelle nous appartenons, on le donne après l'âge de raison.
C'est normalement l'évêque qui célèbre ce sacrement. Il manifeste ainsi le lien avec le don de l'Esprit aux apôtres le jour de la Pentecôte et la place des confirmés dans la communion de l'Église.

On reçoit la confirmation par l'imposition des mains et l'onction avec le saint chrême.
Ainsi, les chrétiens participent davantage à la mission de Jésus-Christ et reçoivent la plénitude des dons de l'Esprit Saint."

Source : extrait du petit guide de la Foi Catholique, cardinal André Vingt-trois, Editions Le Sénevé / Cerp



LE PARDON

La pénitence et la réconciliation

" Le Seigneur Jésus-Christ est le médecin de nos âmes et de nos corps. II a pardonné ses péchés au paralytique et il lui a rendu la santé du corps" (Marc 2, 1-12).
Il a voulu que son Église continue son œuvre de guérison et de salut, par la force de l'Esprit Saint.

C'est le but des deux sacrements de la guérison : le sacrement de la Pénitence et de la Réconciliation et le sacrement de l'Onction des malades.

Le don du retour vers Dieu

Le pardon des péchés commis après le Baptême est accordé par le sacrement dit de la conversion, de la confession, de la Pénitence ou de la Réconciliation.

Revenir à la communion avec Dieu par la conversion est un mouvement suscité par la grâce de Dieu plein de miséricorde et désireux de sauver tous les hommes.

Nous devons demander cette grâce pour nous-mêmes comme pour les autres.

Qu'est-ce que l'absolution ?

La confession individuelle et complète des péchés graves suivie du pardon sacramentel appelé l'absolution est le moyen habituel pour la réconciliation avec Dieu et avec l'Église

Infos pratiques -
Ou ?
Quand ?
  • Lieu, jour et heure:
    Le pardon individuel peut se faire à tout moment. Il suffit de contacter un prêtre et de prendre rendez-vous avec lui.

Le PARDON

Dans la semaine qui précède les grandes fêtes religieuses (Toussaint, Noël, Pâques), nous avons l'occasion de vivre une célébration communautaire du pardon de Dieu, une célébration où nous prenons le temps de réfléchir à notre vie, surtout à ce qui a été un échec dans notre vie personnelle, avec Dieu et avec nos frères et sœurs.
Nous reconnaissons ces péchés, nous les présentons à Dieu qui , Lui, nous offre son pardon et en complément nous donne sa force dans la communion au Corps et au Sang du Christ.

Le PARDON

Seuls les prêtres de par leur ordination et par l'autorité de l'Église, reçoivent la faculté de pardonner les péchés au nom du Christ.

La conversion implique de se repentir, de regretter les péchés que l'on a commis et de s'engager par une ferme résolution, et avec le secours de la Grâce, à réparer le mal que l'on a fait et à ne plus pécher à l'avenir. Le repentir, appelé aussi contrition, doit être inspiré par la foi.

Comment reçoit-on le sacrement de Pénitence et de Réconciliation ?

Celui qui veut obtenir la réconciliation avec Dieu et avec l'Église doit dire au prêtre tous les péchés graves qu'il n'a pas encore confessés et dont il se souvient, après avoir examiné soigneusement sa conscience. Il est aussi recommandé de confesser ses péchés moins graves : péchés véniels.

Le confesseur propose une pénitence pour réparer les dommages causés par les péchés et rétablir une manière de vivre propre aux disciples du Christ.

Qu'apporte le sacrement de la Pénitence ?

Le sacrement de la Pénitence nous réconcilie avec Dieu et nous fait rentrer dans la pleine communion avec Lui. Il nous réconcilie aussi avec l'Église et avec nos frères. Il nous donne la paix et la sérénité et fait grandir nos forces spirituelles pour vivre en chrétiens.

Source : Le petit guide de la Foi Catholique, Cardinal André Vingt-trois, Editions Le Sénevé / Cerp



des MALADES

Le sacrement des malades Le sacrement de l'onction des malades n'est pas un sacrement réservé aux derniers moments comme le laissait entendre les expressions "extrême onction" et "derniers sacrements".
La pratique ancienne réservait en effet ce sacrement aux grands malades à l'article de la mort.

Il s'adresse aux fidèles dont la santé commence à être dangereusement atteinte par la maladie ou la vieillesse, aux malades au moment où la maladie devient une épreuve difficile à supporter, à ceux qui vont subir une opération sérieuse et aux personnes âgées dont les forces déclinent beaucoup.
L'onction des malades ne remplace en aucun cas les soins médicaux

La maladie et la souffrance ont toujours été parmi les problèmes les plus graves qui éprouvent la vie humaine.
Dans la maladie, l'homme fait l'expérience de son impuissance, de ses limites et de sa finitude. Toute maladie peut nous faire entrevoir la mort.

La maladie peut conduire à l'angoisse, au repliement sur soi, parfois même au désespoir et à la révolte contre Dieu...

Infos pratiques -
Ou ?
Quand ?
  • Lieu, jour et heure:
    L'onction des malades se vit à la demande de la personne malade ou en difficulté passagère au prêtre de la paroisse ou du lieu où réside la personne malade.
    La famille peut faire cette demande quand la personne n'en est plus capable.
    Dans cette situation, le sacrement a lieu au domicile de la personne, dans sa chambre d'hôpital, dans la chambre de la maison d'accueil.
    Le prêtre vient rejoindre le malade là où il est et dans la situation où il se trouve.
    Il peut être seul, mais si la famille et les amis peuvent être présents, c'est mieux, car c'est la communauté chrétienne qui accompagne le malade au nom du Christ Jésus.

Le sacrement des malades

... a pour but de donner une aide spéciale au chrétien confronté aux difficultés d'une maladie grave ou de la vieillesse.

Le sacrement des malades

Le chrétien peut recevoir le sacrement des malades chaque fois qu'il est atteint d'une grave maladie.

Comment reçoit-on le sacrement des malades ?

Seuls les prêtres peuvent donner le sacrement des malades Pour le faire ils emploient de l'huile bénite par l'évêque ou, en cas de besoin, par le prêtre lui-même.

Avec cette huile, il marque le front et les mains du malade en priant Dieu pour lui.

Qu'apporte le sacrement des malades ?

Les fruits du sacrement de l'Onction des malades sont:
    - L'union du malade à la souffrance de Jésus au moment de sa Passion.
    - Le réconfort, la paix et le courage pour supporter chrétiennement les souffrances de la maladie ou de la vieillesse.
    - Le pardon des péchés si la confession n'a pas pu être possible.
    - Le rétablissement de la santé, dans certains cas.

Source : Le petit guide de la Foi Catholique, Mgr André Vingt-trois, Editions Le Sénevé / Cerp



MARIAGE

Le mariage

Le mariage entre un homme et une femme baptisés, vivant de la foi chrétienne, est un sacrement s'il est décidé librement, voulu comme unique et définitif, c'est-à-dire jusqu'à la mort, et ouvert à l'accueil des enfants.
Le sacrement du mariage donne aux époux la grâce de renforcer et perfectionner leur amour, d'affermir leur unité indissoluble et de se sanctifier dans leur vie familiale.

Le mariage doit être célébré publiquement par l'échange des consentements : l'engagement public et libre des époux l'un envers l'autre. La célébration se fait normalement devant l'assemblée chrétienne, les témoins et le curé, ou un prêtre un diacre, délégués par lui.
Le célébrant appelle la bénédiction de Dieu sur les époux et leur foyer.

Le sacrement est un don de Dieu, l'Eglise ne se reconnaît donc pas le pouvoir d'annuler ce don.
Quelqu'un qui a réellement reçu le sacrement de mariage ne peut pas se marier une seconde fois après son divorce.
S'il le fait, il demeure membre de l'Eglise, puisque le don du baptême ne peut être annulé, mais il entre dans une rupture de vie sacramentelle tant qu'il ne peut pas recourir au sacrement de Pénitence

Ce que dit le catéchisme de l'Eglise

" L'alliance matrimoniale, par laquelle un homme et une femme constituent entre eux une communauté de toute la vie, ordonnée par son caractère naturel au bien des conjoints ainsi qu'à la génération et à l'éducation des enfants, a été élevée entre baptisés par le Christ Seigneur à la dignité de sacrement "..

Infos pratiques -
Ou ?
Quand ?
  • Lieu, jour et heure:
    Le mariage se vit dans l'Eglise du lieu où habite un des deux futurs conjoints, mais il est possible, moyennant accord avec le curé, de choisir une autre église.
    Toutefois, quel intérêt y-a-t-il à se marier dans une église qu'on ne connait pas et dans laquelle on ne reviendra jamais ! Pour vous marier, vous contactez le futur célébrant et vous prenez accord avec lui pour la date, le lieu et l'heure.
    Il vous proposera un temps de réflexion pour ce grand moment avec lui, mais aussi avec d'autres couples en soirée ou en week end.

Le mariage entre un homme et une femme dont un au moins est baptisé, vivant de la foi chrétienne, est un sacrement s'il est décidé librement, voulu comme unique et définitif, c'est-à-dire jusqu'à la mort, (fidélité comme Dieu est fidèle aux hommes) et ouvert à l'accueil des enfants.
Le sacrement du mariage donne aux époux la grâce de renforcer et perfectionner leur amour, d'affermir leur unité indissoluble et de se sanctifier dans leur vie familiale.

Le mariage doit être célébré publiquement par l'échange des consentements : l'engagement public et libre des époux l'un envers l'autre. La célébration se fait normalement devant l'assemblée chrétienne, les témoins et le curé, ou un prêtre, ou un diacre, délégués par lui.
Le célébrant appelle simplement la bénédiction de Dieu sur les époux et leur foyer, car ce sont les mariés qui réalisent le sacrement de mariage.

Le sacrement est un don de Dieu, l'Eglise ne se reconnaît donc pas le pouvoir d'annuler ce don.
Quelqu'un qui a réellement reçu le sacrement de mariage ne peut pas se marier une seconde fois après son divorce.
S'il le fait, il demeure membre de l'Eglise, puisque le don du baptême ne peut être annulé, mais il entre dans une rupture de vie sacramentelle tant que l'Eglise se veut plus radicale que Dieu, Lui qui tend la main aux pécheurs, Lui qui accueille ceux qui ont raté, Lui qui ouvre des portes d'avenir

Les cinq piliers du mariage chrétien

Parmi ceux-ci, des catholiques pratiquants mais pas exclusivement... Beaucoup de jeunes désirent que leur amour soit célébré dans une église sans réaliser tout à fait ce que leur apporte le sacrement du mariage.

L'Église se réjouit du projet de ceux qui veulent s'aimer pour toute la vie. Elle est là pour les y aider.

Fonder une famille est une noble tâche. Difficile... Mais loin d'être impossible si les fondations de la maison reposent sur les 5 piliers suivants :

l'unité d'un homme et d'une femme
la liberté du consentement
la fidélité de l'engagement
l'indissolubilité du lien
la fécondité de l'amour.


Cet amour n'est possible que dans le respect de la liberté de chacun, l'accueil et l'écoute de l'autre.
Il est communion de deux personnes : le projet est bien de former une communauté de vie et non une fusion passionnelle.
Se préparer au mariage, c'est prendre le temps de découvrir l'autre, avec ses désirs propres, son mode de fonctionnement, sa psychologie.
C'est accueillir son histoire, sa famille et son éducation. C'est apprendre à l'écouter, à communiquer avec lui, à le respecter.

Cet amour se conjugue avec la fidélité de l'engagement. Promesse que les mariés se font le jour de leur mariage !
Être fidèle, c'est cultiver un amour exclusif mais ouvert, qui a la priorité sur toutes les autres réalités de notre vie : amis, travail, passions, etc.

Cet amour se réalise par le don de sa vie. Un don total, sans réserve, définitif, sans condition et exclusif.

Le lien est indissoluble. La relation sexuelle traduit dans l'union des corps ce qui se dit dans la promesse qui unit les coeurs : « Je te reçois et je me donne à toi, pour t'aimer fidèlement ».
L'Église la considère comme un acte sacré, parce qu'elle consacre l'amour humain.

Cet amour invite les époux à s'aimer et à s'ouvrir à l'accueil de la vie de façon responsable, avec générosité.
L'amour se déploie en donnant la vie et la vie trouve son épanouissement dans l'amour.
Aimer et donner la vie, une seule et même vocation ! C'est d'ailleurs un test pour vérifier si l'on est prêt à se marier : désirons-nous avoir des enfants ensemble et les éduquer ?

Qu'est-ce que le sacrement du mariage apporte de plus?

L'amour n'est-il pas finalement la seule vraie et unique bonne raison de se marier à l'Église ?
Toute la Bible, d'après le Christ, se résume en un seul et unique commandement :
« Tu aimeras ton Dieu de tout ton coeur, de toute ton âme, et de toute ta force. Tu aimeras ton prochain comme toi-même ».
Ce commandement n'est pas un ordre que Dieu donne mais une loi de vie qui régit le coeur humain et toute la vie sociale.
Sans l'amour, l'homme n'est rien... Il meurt ! Comme une plante sans eau...

Mais cet amour-là n'est-il pas une utopie ? Disputes, tensions, conflits, crises, divorces, haine n'ont-ils pas trop souvent le dernier mot de nos histoires d'amour ? Pourquoi sommes-nous autant esclaves de ces passions qui étouffent les plus beaux élans de notre vie : égoïsme, jalousie, envie, violence, désirs pervers, etc ? Ces forces négatives, dont on accuse les autres, ne viennent pas de l'extérieur mais bien de l'intérieur.

Elles nous poussent, comme le dit si bien Saint Paul, « à ne pas faire le bien que nous voudrions faire et à faire le mal que nous ne voudrions pas faire ».

Ne serait-ce pas cela le péché, ce mot interdit, qui entrave nos capacités d'aimer ? Le péché n'est-il pas tout simplement ce qui va à l'encontre de l'amour ?

C'est pour nous libérer de tous ces esclavages que Dieu, qui est un Père plein d'amour et de tendresse, a envoyé son Fils Jésus dans le monde.. Par sa mort sur la croix et sa résurrection, il vient sauver le genre humain du mal pour le rétablir dans l'unité. En donnant l'Esprit Saint, il transforme, jour après jour le coeur blessé de l'homme et le rend capable d'aimer comme Lui-même.

Tout sacrement, y compris celui du mariage, nous relie étroitement à ce mystère du Christ qui vient sauver l'homme et à celui de l'Église qui est le peuple de Dieu sauvé, autrement dit l'humanité régénérée par la Vie du Christ.
« L'Eglise est en quelque sorte le sacrement, dit le concile Vatican II, c'est-àdire à la fois le signe et le moyen de l'union intime avec Dieu et de l'unité de tout le genre humain... » (Le mystère de l'Eglise, 1)

Le sacrement du mariage, signe efficace

Par le sacrement du mariage, Dieu rend possible notre amour en nous introduisant dans une dimension nouvelle de l'amour.
Amour reçu d'une source invisible, créatrice et divine.
En nous donnant l'un à l'autre par l'échange des consentements, nous accueillons le Don lui-même, cet amour divin qui est l'Esprit même de Dieu par lequel le Christ a vécu sa vie d'homme.
Pour cela, il nous libère du poids de nos esclavages. Libération qui est un « combat de tous les jours » car les dons de Dieu viennent toujours se greffer sur notre nature humaine. Rien de magique dans les sacrements !

Dieu tient plus que nous à notre liberté, tout en nous donnant les grâces et les dons nécessaires pour la vivre. Le sacrement du mariage est un don de Dieu fait aux époux pour qu'ils vivent selon la loi de l'amour chaque jour de leur vie.
Don dans lequel ils devront puiser largement par la prière, par la fréquentation des sacrements qui sont également sources de Vie et aussi par leur manière de vivre avec les autres.
Le mariage chrétien est un chemin exigeant sur lequel nous apprenons, avec la lumière de l'Esprit Saint, à dominer nos égoïsmes pour mieux aimer et vivre dans la liberté.

Mariage et pardon

Le pardon, sommet de l'amour Dieu donne aussi la force de vivre le pardon, pour dépasser les divisions et éviter que les blessures au sein du couple soient source de fermeture.
Le pardon, c'est la décision de continuer à donner, par-delà l'offense et la blessure. Sur la croix, Jésus, bafoué et humilié, a pardonné à ses bourreaux les insultes, les souffrances et les injustices subies : « Père pardonne-leur, ils ne savent pas ce qu'ils font ».
Dans le sacrement de mariage, Il apprend aux époux ce chemin du pardon et leur donne la capacité de pardonner comme lui.
Et Dieu nous donne aussi la force, par le sacrement du mariage, de vivre cette loi de vie : « Aimez-vous les uns les autres, comme je vous ai aimés ». Jésus a aimé jusqu'à donner sa vie pour ses amis.
Les époux sont appelés à faire de même en recevant la vie même du Christ car la mesure de l'amour, c'est d'aimer sans mesure.

Leur amour devient ainsi à l'image et à la ressemblance de l'amour de Dieu. Il va même plus loin !
Leur amour élève, dans le Christ, toute l'humanité. Non seulement, ils témoignent qu'une civilisation de l'amour est possible mais ils la réalisent...

Source : Simples questions sur la vie, 2005



de l'ORDRE

L'ordination

"Par le Baptême, tous les fidèles participent à la mission du Christ, Prêtre, Prophète et Roi".
Dans cette communion et cette mission du baptisé il existe une autre participation à la mission du Christ : servir au nom et en la personne du Christ Tête au milieu de la communauté. Ce service comporte trois missions essentielles : l'enseignement, la sanctification et le gouvernement du Peuple de Dieu.

Le ministère ordonné comprend : les évêques, les prêtres et les diacres. Ce sont les évêques qui célèbrent les ordinations dans les trois degrés du sacrement de l'Ordre.

L'évêque reçoit la plénitude du sacrement de l'Ordre.
II entre ainsi dans le Collège épiscopal et il devient le chef visible de l'Église particulière qui lui est confiée, le diocèse.
Les prêtres sont les coopérateurs de l'évêque et reçoivent de lui la charge d'une communauté paroissiale ou d'une fonction déterminée. Les diacres, ordonnés pour le service de l'Église, sont appelés à exercer des fonctions dans le ministère de la Parole et de l'Eucharistie, et le service de la charité

Ce que dit le catéchisme de l'Eglise

Le mot Ordre, dans l'antiquité romaine, désignait des corps constitués au sens civil, surtout le corps de ceux qui gouvernent.
Ordinatio désigne l'intégration dans un ordo.
Dans l'Église, il y a des corps constitués que la Tradition, non sans fondements dans l'Écriture Sainte, appelle dès les temps anciens du nom de taxeis (en grec), d'ordines...

Infos pratiques -
Ou ?
Quand ?
  • Lieu, jour et heure:
    Cette ordination à lieu une fois par an (fin juin-début juillet)

L'ORDINATION

Qu'est ce que le sacrement de l'ordre ?

Un signe sacré par lequel l'évêque d'un lieu (ou l'archevêque pour un nouvel évêque) dit toute la confiance que Dieu fait à un homme (eh oui, chez les catholiques, il n'y a que des hommes-prêtres ou diacres) pour qu'il puisse gérer en âme et conscience, une partie de son peuple.
L'homme ordonné à la mission d'enseigner, de consacrer et d'animer une communauté (vivre ensemble).
Celui qui sent l'appel à devenir prêtre ou diacre prend contact avec l'évêque du lieu et lui fait part de son désir de répondre positivement à cet appel.
Il suivra une formation en week end pour les diacres et durant 7 ans au séminaire pour les prêtres.
Au terme de ces années, le diacre sera ordonné là où il vit tandis que le prêtre sera ordonné dans la cathédrale du diocèse.
Cette ordination à lieu une fois par an (fin juin-début juillet)

Qu'est ce que le sacrement de l'ordre ?

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Le mot Ordre est étranger au Nouveau Testament. Il désignait dans le Rome antique chacun des trois corps sociaux parmi lesquels se répartissaient tous les citoyens : les sénateurs, les chevaliers et le peuple.
Dans l'Eglise, il distingua, dès le second siècle, le clergé du peuple.

Les détenteurs du ministère apostolique, évêques, prêtres et diacres, constituent donc, avec les ministères inférieurs, l'ordre du clergé, tandis que les autres baptisés constituent l'ordre des laïcs ou le peuple. A l'intérieur du clergé, on distingue l'ordre des évêques, l'ordre des prêtres et celui des diacres. Chacun est promu à son ordre respectif par l'ordination, que confère l'imposition des mains de l'évêque.
C'est là le sacrement du ministère apostolique.

Dans le ministère apostolique, certaines fonctions majeures relèvent à un titre spécial du sacerdoce du Christ, telle la charge pastorale à la tête de chaque communauté de croyants, la garde de l'intégrité de la foi dans l'annonce du Message de salut, la présidence de toutes les assemblées où l'on célèbre les sacrements, en particulier celles où est conféré le don de l'Esprit et où le pain et le vin sont changé au corps et au sang du Seigneur, ainsi que l'usage du pouvoir de remettre les péchés.

Mais tout le peuple de Dieu n'est-il pas un peuple sacerdotal (1 Pierre 2,5.9) ?
Il convient donc d'éclairer la distinction et la relation qui existe entre le sacerdoce baptismal des fidèles et le sacerdoce ministériel des évêques et des prêtres. L'un et l'autre participent au sacerdoce du Prêtre unique, le Seigneur Jésus-Christ.

Le Prêtre unique

La Lettre aux Hébreux expose longuement comment le Christ, Fils de Dieu et frère des hommes, est le Grand Prêtre de la Nouvelle Alliance.
Prêtre non par appartenance à la famille d'Aaron, mais par appel de Dieu, consacré par son incarnation, il a offert sur la croix le sacrifice de réconciliation en s'immolant lui-même. Son sacrifice, offert dans l'Esprit et agréé par le Père, lui a donné accès au Saint des Saints dans le ciel et a fait de lui le Médiateur entre Dieu et les hommes : Par une unique offrande, il a rendu parfaits à perpétuité ceux qui reçoivent la sanctification (Hébr 10,14).

La réflexion chrétienne ultérieure devait élargir la notion purement sacrificielle du sacerdoce du Christ. S'il est sacrificateur, il est aussi prophète et pasteur ou roi de son peuple. C'est là le triple aspect de son sacerdoce.

Le peuple sacerdotal

Saint Pierre applique au peuple baptisé la parole que le Seigneur avait dit au peuple d'Israël : Je vous tiendrai pour un royaume de prêtres et une nation consacrée (Ex 19,6).
Il invite les chrétiens à devenir un sacerdoce saint, en vue d'offrir des sacrifices spirituels, agréables à Dieu par le Christ (I Pierre 2,5,9).
Pour Paul, les membres du corps du Christ participent au sacerdoce de leur chef. Aussi peut-il dire : Je vous exhorte, frères, à offrir vos personnes en hostie vivante, sainte, agréable à Dieu : c'est là le culte spirituel que vous avez à rendre (Rom12,1).
C'est donc la communauté des croyants en tant que telle qui est sacerdotale. Chacun de ses membres doit faire de sa vie une offrande, un sacrifice à Dieu. Les fidèles exercent leur sacerdoce en participant à la liturgie, spécialement en offrant le sacrifice eucharistique, mais aussi dans toutes leurs activités familiales et sociales.
C'est là qu'ils porteront témoignage au Christ et rendront raison de l'espérance qui est en eux (Vatican II, Lumen Gentium 10).

Le sacerdoce ministériel

Le sacerdoce des évêques et des prêtres diffère essentiellement de celui des fidèles, bien que « l'un et l'autre, chacun selon son mode propre, participent de l'unique sacerdoce du Christ ».
Sacerdoce plénier des évêques, sacerdoce de collaborateurs des évêques pour les prêtres, il confère à chacun de ses détenteurs « un pouvoir sacré pour former et conduire le peuple sacerdotal, pour faire, dans le rôle du Christ, le sacrifice eucharistique et l'offrir à Dieu au nom du peuple tout entier » (Vatican II ibid.).

Les allocutions qui ouvrent la liturgie de l'ordination de l'évêque et des prêtres mettent en lumière leurs charges respectives :
Par le ministère de l'évêque, c'est le Christ qui continue d'annoncer la Bonne Nouvelle et de dispenser aux croyants les sacrements de la foi ; par la paternité spirituelle de l'évêque, c'est lui qui agrège à son propre corps de nouveaux membres ; par la sagesse et la prudence de l'évêque, c'est lui qui guide (le peuple de Dieu), dans son pèlerinage terrestre, jusqu'au bonheur du ciel.
Les prêtres sont institués pour être collaborateurs des évêques, associés à eux dans la fonction sacerdotale au service du peuple de Dieu. Configuré au Christ, Prêtre souverain et éternel, le prêtre est consacré pour annoncer l'évangile, pour être le pasteur du peuple de Dieu et pour célébrer la liturgie, surtout en offrant le sacrifice du Seigneur.

Le ministère diaconal

Le diacre ne participe pas au sacerdoce ministériel, il est établi pour le service de l'évêque et de tout le peuple de Dieu.
Le diacre a pour mission d'aider l'évêque et ses prêtres dans le service de la parole, de l'autel et de la charité, en se montrant le serviteur de tous.
La prière d'ordination du diacre détaille ensuite ses diverses fonctions. On y voit entre autres que le service de la parole confié au diacre déborde le domaine de la célébration liturgique.
L'évêque peut l'envoyer « porter la parole de Dieu aux incroyants et aux croyants »

Dans l'ordination, le Saint-Esprit est conféré à l'évêque, aux prêtres et aux diacres par l'imposition des mains, mais d'une manière particulière pour chaque ordre.
Tous les évêques présents imposent les mains à celui qui entre dans le collège des successeurs des apôtres. L'évêque et les membres du presbyterium imposent les mains à celui qui devient prêtre.
Dans l'ordination des diacres, seul l'évêque leur impose les mains. Le sacrement marque d'une empreinte, que nul ne peut faire disparaître, l'évêque et le prêtre, configurés au Christ prêtre, ainsi que le diacre, configuré au Christ serviteur.

La célébration des sacrements, Présentation de Pierre Jounel, éditions Desclée-Mame 2006

SACREMENTS

Les documents ...

    lES 7 SACREMENTS DE L'ÉGLISE

    Les sacrements sont des signes visibles du don gratuit (la grâce) de Dieu, institués par le Christ et confiés à l'Eglise.
    Par les sacrements, le croyant entre et participe à la vie divine. Les rites visibles (eau, imposition des mains, onction...) sous lesquels les sacrements sont célébrés, signifient et réalisent les grâces propres de chaque sacrement (pardon de Dieu, vie de Dieu par le baptême, service des frères par l'ordination...)

    L'Esprit Saint prépare aux sacrements par la Parole de Dieu. Les sacrements fortifient et expriment la foi, leur fruit, s'il est d'abord personnel, contribue aussi à la communion de toute l'Eglise. « Une âme qui s'élève, élève le monde ».

    L'Eglise célèbre les sacrements comme communauté structurée par les fidèles du Christ où chacun selon sa vocation particulière : les ministres ordonnés (diacres, prêtres et évêques), catéchises, lecteurs, missionnaires... assure la communion du Peuple de Dieu.

    Les sacrements sont de trois ordres : les sacrements de l'initiation (baptême, confirmation, eucharistie), les sacrements de guérison (pénitence et réconciliation, l'onction des malades), les sacrements au service de la communion (le sacrement de l'Ordre, le Mariage)

    « Le sacrement est le signe qui remémore ce qui a précédé, à savoir la passion du Christ ; qui met en évidence ce qui s'opère en nous pas la passion du Christ, à savoir la grâce ; qui pronostique, je veux dire qui annonce à l'avance la Gloire à venir »

    Saint Thomas d'Aquin (Somme Théologique Partie III, Question 60, Article 3).

    Statistiques

    De 1977 à 1996, le pourcentage de nouveau-nés baptisés est passé de 85,2 % à 68,1 %, soit une baisse relative de près de 20 % sur 20 ans ; en 2007, le nombre de nouveaux-nés baptisés n’était plus que de 54,6 %, soit une baisse relative de 20 % également, mais sur une période de 11 ans et non plus de 19 ans. Au niveau des mariages, plus de trois mariages civils sur quatre étaient suivis d’une cérémonie catholique en 1977 ; en 1996, la proportion n’était plus que de un sur deux ; en 2007, ils n’étaient plus que un sur quatre. Le pourcentage de funérailles catholiques est celui qui demeure le plus élevé, avec une moyenne de 58,4 cérémonies religieuses catholiques pour 100 décès. Cependant, ce taux est celui qui a le plus diminué dans la période récente. Alors que de 1977 à 1996 il n’avait diminué, en valeur relative, que de 7 %, ces onze dernières années il a diminué de 25 %. Quant à la pratique dominicale, elle est passée de 29,4 % à 13,1 % de la population entre 1977 et 1996, soit une baisse relative de 55 % en l’espace de deux décennies. En 2009, le taux de pratique dominicale a été mesuré à 4,97 % de la population, soit une baisse relative de 62 % par rapport à 1996.

    La baisse de la fréquentation de la messe dominicale est beaucoup plus importante que celle du nombre de baptêmes, mariages et funérailles : le taux de pratiquants réguliers a baissé davantage que le taux de pratiquants occasionnels. Relevons encore que le nombre de fidèles présents à une messe de Noël, comptabilisés en 2007 à 8,5 %, représente 70 % de fidèles en plus, en valeur relative, qu’un dimanche ordinaire. Ce taux est par ailleurs environ six fois moindre que le taux de baptêmes à la même date : on voit se dessiner une pratique religieuse à intensité variable.

    Les données ventilées entre les trois Régions du pays révèlent des disparités : la Flandre demeure la région la plus catholique du pays, à l’inverse de Bruxelles où le taux de catholiques pratiquants est le plus bas. Rappelons que ces taux sont mesurés par rapport à l’ensemble de la population : les taux bruxellois reflètent sans doute davantage la présence d’une importante population d’une religion autre que catholique qu’un taux de non-pratiquants ou de non-croyants plus élevé chez la population d’origine catholique. Notons que l’examen des données disponibles au niveau communal révèle des taux de pratique dans les grandes villes globalement inférieurs à la moyenne nationale.

    L’évolution des statistiques relatives à la pratique religieuse catholique dans notre pays illustre l’accélération de la sécularisation, un phénomène parfois remis en cause, à tort, en ce début de XXIème siècle. Leur examen, combiné avec celui des résultats des enquêtes relatives aux convictions, contribue à dessiner un paysage religieux où croyance et pratique ne vont plus de pair, et où la pratique est de moins en moins intense. Le tout renvoie à l’individualisation des comportements que l’on observe de plus en plus en matière convictionnelle. Incidemment, le constat de cette évolution contribue à la remise en cause du système de financement public des cultes, où 85 % des dépenses sont en faveur de l’Église catholique, mais il indique également que l’adoption d’un système d’impôt philosophiquement dédié, où la répartition des moyens serait fonction d’une déclaration de sa conviction par le citoyen, ne serait peut-être pas plus équitable.

    Caroline Sägesser (ULB).