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HEURE


José Gennart
Edition revue et augmentée 2003 

H E U R E
Paroisse (succursale) : rétablie en 1808. Diocèse de Namur en 1808. Doyenné de Marche-en-Famenne en 1837. Secteur de Somme-Leuze en 1979. Commune de Heure, puis de Somme-Leuze en 1977. Démembrement : paroisse de Baillonville en 1842.

Eglise Notre-Dame (paroisse St-Lambert) : tour de 1611, classée le 12.11.1954. Nef transformée au 18ème siècle. Allongée de deux travées, choeur déplacé dans la tour et ajoute de deux sacristies en 1838. Orgues, 1973.
Presbytère : 1778-1780.

HEURE

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Infos pratiques - Contact paroissial

  • Nom: Louis Joris
  • Tél: 086 32 20 52
  • Adresse: Moressée, 17
  • mail:

HEURE, son église ...

La 1ère église d'Heure doit dater de l'an 680, époque de l'évangélisation par divers hommes d'église dont Saint-Lambert. Mais, officiellement, la paroisse date de 952.

Cette toute 1ère église se situait très probablement au même endroit que l'actuelle, c'est à dire sur ce plateau schisteux, et était de dimensions fort modestes tout en ressemblant à une chapelle avec le clocher incorporé au bâtiment stricto sensu.
La tour, de style roman, est arrivée plus tard et si elle porte le millésime 1611, cela n'exclut nullement une construction antérieure et que ce millésime corresponde à une transformation majeure.
En observant bien les murs, on remarque que cette tour est, en fait, indépendante du corps actuel de l'église.
En effet, la nef unique est plus large que la tour et il n'y a pratiquement pas d'ancrages de maçonnerie entre les deux parties importantes de l'édifice religieux. Dans un croquis grossier mais encore assez clair du curé Jean-Joseph Piéret, on remarque que la tour est nettement séparée de la nef (1780).
Les trois premières travées en commençant de la tour, portent le millésime 1774 taillé dans chaque clef de voûte. Les deux autres travées sont la conséquence de l'agrandissement de la nef en 1838-1841 (il a fallu presque 3 ans de travaux)

HEURE - Événements religieux importants, ...

Événements religieux importants, les processions, les chapelles, niches et potales ... (par Frédéric Monti)

Dans l'existence de la paroisse d'Heure, comme dans celle de beaucoup d'autres, certains événements majeurs étaient incontournables de la vie religieuse, bien sûr, mais aussi de la vie civile car ils étaient étroitement liés.

Même pendant la période précédant le Concordat, les habitants d'Heure manifestaient leur foi ouvertement. C'est seulement depuis peu (30 ans) que les choses sont tombées nettement en désuétude au niveau de l'attachement populaire à ces faits de la vie villageoise et chrétienne.
Les processions nous viennent du Moyen-âge, période où elles étaient considérées comme méritoires et utiles dans la perspective du Salut.
Elles étaient, de loin, les cérémonies monopolisant le plus de monde.
Et elles prenaient une importante place dans la vie civile des villages et autres villes puisqu'elles rassemblaient l'ensemble de la communauté urbaine et rurale.
En effet, tout le monde défilait de manière organisée et hiérarchisée dans les rues. Une place pour chaque chose et chaque chose à sa place.
Mais cela n'ôtait en rien les éventuelles rivalités entre le curé et le bourgmestre, si ce dernier était d'un autre bord politique.

Les chapelles d'Heure Les chapelles sont des édifices religieux d'ordre secondaire qui ne sont pas la propriété du clergé ou de la commune, mais bien d'un seigneur, d'une ou plusieurs familles, d'un dignitaire de l'Église, d'une école, d'une association, d'un château (chapelle castrale) ;

  • Chapelle SS. Monon, Antoine et Lambert : sur la grand'route, au thier Samson. Recouverte partiellement de bardeaux de zinc, la plus ancienne du village (1769)
  • Chapelle St-Antoine : belle construction en pierre datant de 1910, bâtie un peu en retrait par rapport à la route, par les familles Modave et Evrard, sur la route de Barvaux
  • Chapelle N.-D. de Walcourt : elle se dresse élégamment sur l'ancien chemin menant à Nettine depuis 1860
  • Chapelle St-Donat : fait partie du paysage de la route de Moressée depuis la fin du 19ème
  • Chapelle N.-D. de Lourdes :dans la rue du Stipy, petite chapelle datant de 1929
  • N.-D. de la Charité (appelé aussi Monument de la Paix) : monument " moderne " construit pendant la guerre (1942) sur le terrain en coin offert par la famille Dony afin de remercier le Ciel d'avoir épargné le village lors de l'invasion allemande de 1940. Parallèlement, cette même famille offrira plus tard le terrain qui servira à la construction de la salle des fêtes.
  • Chapelle Ste-Gudule : le long de la grand'route et sur le coin formé par la rue des Saules. Construction des années 50.
  • Calvaire : construction pas très élégante située en haut de la rue du Stipy sur le coin avec la rue Bernauthier. Reposoir lors de la procession du St-Sacrement. Érigé vers 1950 par le comité des prisonniers de guerre;

HEURE - Écoles et vie religieuse ...

L'école du curé ... (par Frédéric Monti)

C'est ainsi que certains appelaient l'école des filles tenue par une laïque, et qui était également composée d'une école maternelle importante tenue par trois sœurs.

Depuis sa création en 1877, cela a été la "rivalité " avec l'école communale. Cette dernière recevant des subventions de l'État tandis que le curé devait souvent jongler et faire de la gymnastique mentale pour arriver au quota d'enfants lui permettant d'obtenir les subventions pas toujours généreuses auxquelles il avait droit mais qui passait par un chemin plus difficile : l'évêché puis l'inspecteur et enfin le Ministère des Sciences et des Arts. Ce n'est pas exagéré que d'écrire que l'abbé Wathy, qui était donc curé et directeur de l'école gardienne plus de l'école primaire, a dû faire montre de beaucoup de persévérance et d'opiniâtreté pour arriver chaque année scolaire à ses fins. C'était une espèce de sacerdoce mais aussi une question d'honneur pour lui.
Les enseignantes étaient des sœurs qui provenaient de la région du sud Luxembourg et même du Grand-duché, mais toutes étaient issues de l'école normale de Virton. Mme Marcelle Dawagne a également compté dans les premiers pas scolaires de maints petits Heurois.

  • La chorale paroissiale: Très classiquement dénommée Chorale Sainte-Cécile, celle d'Heure était bien représentée mais, initialement, uniquement par des hommes (voir photographie de 1922).
  • Messe spéciale: Certains événements joyeux et plaisants marquent quelques fois la vie d'un prêtre lors de son ministère. Ce fut le cas pour l'abbé Petit qui pu fêter l'ordination de l'un de ses paroissiens, en l'occurrence celle du Père Jean Pirlot.
  • La fabrique d'église: Combien de jeunes enfants ne se sont pas imaginé un jour qu'il s'agissait là d'une véritable fabrique, d'une usine, quoi ? En fait, le mot " fabrique ", initialement, signifiait bien la construction au sens réel d'un édifice religieux. Avec le temps ce fut le nom du corps des administrateurs chargé de gérer le temporel du culte.
    Et ce n'est qu'au 13ème s. que des laïcs sont introduits dans cette administration qui n'a rien du tout de secrète ou de cabalistique comme certains le croient encore volontiers.
  • Le catéchisme: Aujourd'hui, il n'est pas de paroisse sans catéchèse. S'il y a encore trente ou quarante ans, le prêtre dispensait lui-même le catéchisme, depuis, ce sont des laïcs qui s'en chargent avec beaucoup de mérite et à la satisfaction de tous. Le petit livre appelé catéchisme a aussi bien évolué et connu quelques avatars à diverses époques.

PAROISSES

Le vitrai du curé Wathy

1905 - 1940

Heure en suivant les grandes lignes de l'Histoire ... par Frédéric Monti
Après les périodes glaciaires, la terre s'est réchauffée petit à petit et nous a apporté un paysage boisé et verdoyant. Les premiers hommes de la Famenne, les Néolithiques (+- 5.500 / 6.000 ans avant JC) ont commencé à déboiser et à défricher des parcelles.
Bien des siècles après, d'autres peuples s'installent progressivement dans nos régions, ils sont Celtes et Germains, et arrivent avec armes, bagages et familles. Les premiers contacts sont souvent belliqueux et rudes. Mais ces différentes ethnies vont finir par se supporter et se respecter. Ce qui veut dire que les Néolithiques vont cohabiter pendant des décennies et des décennies avec les Celtes et les Germains. ..........