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BAILLONVILLE

José Gennart
Edition revue et augmentée 2003 


B A I L L O N V I L L E

Paroisse (succursale) : A.R. 11.7.1842 et D.E. 22.12.1842. Diocèse de Namur et paroisse d'Heure en 1808. Etait annexe en 1811. Chapellenie par A.R. 22.6.1834. Doyenné de Marche en 1837. Secteur de Somme-Leuze en 1979. Commune de Baillonville (y inclus le hameau de Strasbourg), puis de Somme-Leuze (et de Marche pour le hameau de Strasbourg, province de Luxembourg) en 1977.

Eglise St-Hubert : romane, fort remaniée et agrandie au 18ème siècle, restaurée en 1838-1839. Placement de neuf pierres tombales anciennes contre les murs intérieurs (A.R. 28.8.1922). Aménagement intérieur en 1966. Orgues, 1975.

Presbytère : maison vicariale non aliénée après 1789, puis la commune a échangé celle-ci et bâti un presbytère en 1839.



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Nisi mihi Phaedrum, inquam, tu mentitum aut Zenonem putas, ...

Infos pratiques - Contact paroissial

  • Nom: André Vanoverschelde
  • Tél: 084 31 44 59
  • Adresse:
  • mail:

BAILLONVILLE & RABOZÉE

NOM(s) - POPULATION - lIGNE DU TEMPS

Baillonville et Rabozée

Baillonville

Noms

En wallon : Baionveye. Est-ce "Bagilonis villa" ? Ferme de Baillon ou doit-on comprendre baillon comme un diminutif de "bail" = enclos? [Carnoy]
Sol : schiste, très accidenté. Commune située dans un vallon.
Superficie : 1434 ha.
Altitude : 182 m au seuil de l'église. Point culminant aux "4 Tilleuls" 259m. Point de vue sur le village de Heure à droite et les forêts d'Ardenne à gauche et Drève de Waillet 280 m. Hameaux : Rabozée.

 

Population

Année Nb. habitants Année Nb. habitants Année Nb. habitants
1801 244/440 1889 345 1961 202
1830 315 1910 326/333 1976 261
1846 427 1930 296 2009 520
1857 425 1948 266    


Principauté de Liège (quartier du Condroz).

Département Sambre-et-Meuse. Circonscription cantonale de Marche, selon un arrêté du Comité de Salut Public du 14 fructidor an III (31-8-1795). Arrêté du 17 frimaire an X (8-12-1801) Circonscription des cantons de justice de paix département S-et-M., arrondisse­ment communal de Marche, canton de Marche.
Circonscriptions judiciaires. Arrêté royal du 25-2-1825. Dans le canton de Marche, la commune de Baillonville est détachée du canton de Marche et passe au canton de Rochefort, qui lui est détaché de l'arrondissement judiciaire de Marche pour faire partie de celui de Dinant.

Province de Namur, arr. Dinant.

En 1830, Baillonville compte 2 fermes et environ 60 maisons rurales, construites en bois et en argile, couvertes de chaume. L'activité est purement agricole, et il existe quelques petits magasins de village.
La superficie des terres de culture diminue au profit des prairies (15% en 1832, 50% en 1959) avec l'intensification de l'élevage axé au 19è siècle sur les moutons puis sur les bovins.

Paroisse d'Heure, de Waillet, diocèse de Liège.

Paroisse d'Heure (1801).
Diocèse de Namur (1802).
Paroisse en 1842.
Evêché de Namur.
Ecole communale mixte encore en 1951.

BAILLONVILLE & RABOZÉE

Le château

Le château

Durant 4 siècles, le château de Baillonville a été l'apanage de la célèbre famille de Waha,. De Gilles de Waha, Haut-Voué de Fronville (1293-1308), premier seigneur de Baillon­ville en 1307 à Denis Théodore de Waha en 1706. Jacquemin de Waha (1371-1411), sixième seigneur de Baillonville a été probablement le constructeur du premier château de Baillonville, et de la chapelle castrale à l'arrière de l'église, il est le premier à ne pas être haut-voué de Fronville, donc à pouvoir résider dans sa seigneurie.

Dans la description de l'héritage de Claude de Waha en 1525, nous trouvons "château, basse-cours, jardin, hayes, haute, moyenne et basse justice, chasse et pesche...", c'est la premiè­re fois qu'est mentionné un château. Il semble donc que ce n'est pas Nicolas de Waha, treizième seigneur de Baillonville (1558-1591) qui est à l'origine du deuxième château, qui disparaît entre 1794 et 1804.
En 1563 et en 1584, Nicolas de Waha relève Baillonville en ces termes : "une maison de pierre, 2 bonniers de jardin, 20 florins de cens, 80 pouilles et chapons, 20 pièces de lin, rente de 20 muy d'avoine, 10 à 12 bonniers de bois et raspaille, 10 à 12 bonniers de terres laboura­bles, 40 pains de rente."(Soit le tiers de la superficie actuelle des terres de Baillonville).
Vers 1636, la seigneurie de Baillonville se compose de :"terres, hauteur et seigneurie de Baillonville, fiefs nobles, censaux et allodiaux, château, maison forte, tant du dit Baillonville, Mouffrin que Strasbourg, preit, bois, hayes, cens, rentes, revenus, domaine et émolument, avec leurs dépendances et appartenances."
Dans les Délices du Païs de Liége de 1738, le château est décrit comme suit :

"En retournant au Nord, on trouve, à une lieue de là, le magnifique Château de Baillon­ville; titre d'une des branches de la Noble Famille de Waha, dont nous parlerons ci-après, à l'Ar­ticle de Mouffrin.
Le vafle efpace que ce Château renferme dans fon enceinte, la folidité de fes édifices, & les diverfes défenfes dont ils font munis, affairent aux Habitants un afile qui ne leur a jamais man­qué au befoin. Il efi placé à mi-côté, fur le penchant infenfible d'une Coline fort baffe, qui com­mande une vafte Plaine, où l'oeil parcourt avec plaifir mile objets plus amufans les uns que les autres.
La Ville de Marche en eft une des plus confidérables, & quoiqu'elle foit éloignée de plus d'une lieuë, on peut la confiderer comme le plus beau morceau de cette perfpective. (a) La com­paraifon qu'on fait des ruines de fes fortifications avec Baillonville, femble augmenter le prix de ce Château qui malgré la fureur des guerres, fe foutient encore fa premiere fplendeur.
La premiere Porte, qui regarde le Nord, eft celle d'une Baffe-Cour, d'une grandeur extra­ordinaire. Le Donjon y eft placé en face, & le choix de cette Place eft d'autant plus judicieux, qu'il en fait un objet également agréable à la vuë redoutagle à l'ennemi. Il confifte en un gros Pavillon quarré, dont les Angles opofés font munis de deux Tours, qui battent chacune deux Courtines.
La porte, fituée au Nord, répond à un Pont levis, qui traverfe un Foffé d'eau vive, lar­ge, profond, & revêtu de pierres.
Le Château de Baillonville a été réuni avec celui de Mouffrin, fous la poffeffion de Louis-François de la Tamerie, Comte d'Ertin, qui avoit époufé Elifabeth-Therfe de Waha­Baillonville. Après la mort de cette Dame, ces deux Châteaux n'ont point été féparés, & ils font paffés dans les mains de Mr. le Comte de Nonsbrouck guelle, fon Coufin qui les pofféde encore. (a) L'an 1676. le Sr. de Calvo envoia ordre à plufieurs Villes & autres Places fortes du Païs de Liége, de détruire leurs propres Fortifications. Marche y fut comprife."


En 1751, Herman Otto de Hoensbroeck, vingtième seigneur de Baillonville, délaisse Baillonville pour le Château de Mouffrin plus moderne.
A la fin de l'ancien régime, le deuxième château est abandonné par ses propriétaires. Le château disparaît entre 1794 et 1804, probablement lorsque le château actuel est construit.

  • En 1795, les révolutionnaires français confisquent les biens des nobles et les vendent comme biens nationaux. Le château est vendu, par le notaire Piette, à Hubert Joseph Jacob, né­gociant en effets militaires, résidant à Waha. La date de l'acquisition et de la construction du 3`me château sont données par le chronogramme inscrit sur l'oeil de boeuf, côté parc: "fit CeC ml Dec IaCobi Mon" (1804).
  • En 1824, Jacob vend Baillonville à Jean-François de Massange (1763-1829) qui le trans­met à ses descendants. Ce sont ses armoiries qui se trouvent sur le palier du premier étage du bâ­timent central du château mais restaurées en blanc et or.
  • En 1834, Ferdinand Massange (1794-1872), bourgmestre et châtelain de Baillonville fait construire au château une grande distillerie, une brasserie et un moulin à vapeur. La brasserie contenait une chaudière de 22 barils 40 litrons et 2 cuves dont l'une servait de réfrigérateur. On y fabriquait 10 à 12 brassines de bière. Cette brasserie a été détruite dans un incendie.
  • Avant 1900, Dieudonné de Massange de Louvrex (1836-1904), chevalier de l'ordre de Léopold, de la Légion d'honneur, bourgmestre de Baillonville, fait bâtir une dizaine de serres où se trouve réunie une des plus belles collections florales du pays, et surtout des orchidées. [Selon M. Vasseur de Tournai dans La Belgique pittoresque, 1900]. S'il est probable que c'est le pre­mier Massage qui a obturé l'inscription en creux qui se trouvait sur l'oeil de boeuf côté parc, nous leur devons par contre les arbres du parc, les serres hélas disparues, et les armoiries du palier et de la cheminée du rez-de-chaussée, au bâtiment central.
  • Emilie Antoine Marie, fille de Dieudonné, épouse en 1898, Grégoire Marie Corneille t'Sertevens, qui sera bourgmestre de Baillonville.
  • Marie de Massange (1874-1958), propriétaire depuis le 31 mars 1905, entre en religion dans la société de Marie Réparatrice et légue le château à l'asbl "Fonds des orphelins de Don Bosco" à Woluwé.

Cette asbl le vend à Monsieur Swaelens le 9 juin 1967 qui partage le château en 13 appartements.

BAILLONVILLE ÉGLISE

La chapelle Saint-Hubert

La chapelle Saint-Hubert était primitivement la chapelle castrale des seigneurs de Bail­lonville. Dès le XII' siècle, la famille de Waha obtient l'avouerie du ban de Fronville et de ce fait, reçoit en fief la terre de Baillonville.

Peu après leur implantation, les Waha bâtissent près du donjon primitif, la chapelle Saint-Hubert, qui conserve encore des parties romanes. Au XII' siècle, lors de la division paroissiale, le village de Baillonville est partagé en 2 paroisses, Waillet, filiale de Heure, créée par le chapitre cathédral de Liège, et Heure, dont le village a toujours dépendu.
Cette partie de Baillonville, la plus petite représente 7 maisons en 1603.

En 1686, la chapelle n'a pas de fonts' elle possède seulement l'huile des malades, quel­ques biens de Fabrique, et un cimetière pour les habitants.
Deux autels sont fondés dans la chapelle au WVII' siècle; l'autel Sainte-Barbe (voir "une sorcière") créé en 1606, du côté de l'Epître, et l'autel de la Vierge, créé en 1632, du côté de l'Evangile.
[105] De l'ancienne chapelle du XV' siécle ? Style roman, il subsiste deux travées de la nef En 1755, elle est augmentée d'une travée tandis que le choeur est élargi et exhaussé.
En 1777, la tour est refaite. Une restauration a lieu en 1838-1839 avant que la chapelle ne soit élevée au rang de succursale en 1842. (Paroisse).
Avant, elle dépendait des paroisses médianes d'Heure et de Waillet pour les baptêmes, les mariages et les décès. Selon une autre source [24], Baillonville et le hameau de Rabozée ont dépendu spirituellement des paroisses d'Heure et de Waillet jusqu'en 1834, date de l'Arrêté Royal érigeant l'église de Baillonville en Chapelle indépendante.
Aménagement intérieur en 1966 par Louis-Marie Londot de Namur. Plafond orné de stucs représentant des étoiles et des rosaces. Tabernacle mural en calcaire provient de la transformation en 1966 d'une niche à créden­ce du 16" s. Autel majeur, retable fixé au mur du choeur 1755, bois polychrome 1966 Londot (table et tabernacle plus en place).
Autel face au peuple, pied provenant des anciens fonts baptismaux, vers 1840, table pla­cée en 1966, calcaire.
Confessionnal 1856 bois polychrome
Objets du culte offert par Massagne en 1839, 1935, 1859 etc voir [cloches (Chapelle fondée par la comtesse d'Hertain, dame de Baillonville,...le 23 août 1726.
Nombreuses dalles funéraires : dans le porche de la chapelle, dans le choeur. Notamment la pierre tombale de Jean de Waha en pierre de Namur; écusson frappé aux armes de Waha-Namur. Inscription : "Jean de Waha alors Seigneur de Baillonville qui trépasse le 2" jour de septembre l'an 1624 et noble et généreuse Dame de Baillonville qui trépasse le 30' jour de juin 1636. Priez Dieu pour leurs âmes."
Ainsi que celles des gisant et gisante dans le mur droit du choeur, en marbre noir de Di­nant, pour Claude de Waha (1558) et de son épouse Catherine d'Ayseaux (1560).
De Denis Théodore, baron de Waha, seigneur de Baillonville..., etc, qui décéda le 4 avril 1706, et de Marie Marguerite, comtesse de Hoensbroeck de Geult, "son espuze", qui ont laissé deux filles, les dernières du nom de Waha Baillonville, laquelle dame décéda le 27 septembre 1676,
Le monument en pierre grise de Louis-François de la Tramerie, comte d'Hertain, décédé le 16 décembre 1725, et de Marguerite-Isabelle Thérèse, baronne de Waha Baillonville, morte en 1738.
De Henri de Waha, à l'époque chanoine du noble et illustre chapitre de la cathédrale Saint-Lambert à Liège, décédé en 1631.
Le monument de Nicolas de Waha, mort en 1636, et de son épouse Catherine de Namur. De Hubert-Joseph Boreux, marchand-marbrier de la ville de Dinant, passé de vie à trépas en 1751.
De Pierre-Hubert, ancien conseiller de la cité de Liège, mort en 1773.
Les blasons sculptés de cette oeuvre d'art comme ceux des autres pierres ont été marte­lés pendant la révolution liégeoise en 1794

BAILLONVILLE AU XIVème et +

Baillonville au moyen-âge

Le 13 mai 1333, Hubert de Waha, seigneur de Baillonville relève à Liège, la moitié de la terre de Rabozée, il devient bailli du Condroz.
Baillonville relève pour partie de la principauté de Liège et pour partie du comté de Looz. Seigneurie hautaine du pays de Liège.
On trouve en:

  • 1317 Jamolet de Baillonville, fils de Jacques delle Porte.
  • 1325 Jamotton.
  • 1326 Jacob de Baillonville.
  • 1361 10/7 Jehan, fils Humbert de Wahault, chevalier fait relief de la moitié de la seigneurie, par reportation de son père, réserve faite de l'usufruit pour dame Agniesse, sa mère.
  • Jacquemin de Waha, seigneur de Baillonville (1371-1411).

La seigneurie de Baillonville consiste en bois, terres, prés, taverne, moulin, etc...

  • 1476 Jean de Waha dit Baillonville, chargé de servir en armes le prince-évêque, envoie son frère bâtard pour le remplacer. Nicolas de Waha, seigneur de Baillonville (1558-1591). (Pierre tombale à l’église de Baillonville)
    Fief de la famille de Waha, pendant 4 siècles. Armes des Waha-Baillonville : de gueules à l'aigle d'argent semé d'hermines et aussi: aux 1 et 4, un lion de sable couronné portant en abî­me un écusson d'argent à une rose de gueules; aux 2 et 3 de gueules à l'aigle d'argent semé d'hermines.
  • 1579 le chapitre de Saint-Lambert accense à Charles François de Verlaine, les dîmes et cens de Baillonville et de gaillet ainsi que l'office de maïeur de ces localités.
  • 1684 la cour de justice fournit un record établissant que Baillonville et Rabozée ont tou­jours appartenu et appartiennent encore à l'évêché et la principauté de Liège
  • 1697 Accord entre le maïeur de Baillonville et la ville de Marche pour fixer la limite des bois des 2 communautés. Les bornes sont plantées le 16 janvier 1695 entre le bois de Famenne et celui de Baillonville.
  • En avril 1737, la douairière Tramerie (Marguerite Isabelle Thérèse de Waha épouse de Louis François de la Tramerie) cède ses biens de Baillonville entre autres à son cousin sous- germain, Herman Otto, comte de Hoensbroeck, contre une rente viagère de 1200 écus. Celui-ci l'année suivante, hypothèque ses biens pour garantir une rente due au chapitre de la collégiale de Dinant (Principauté de Liège).
  • 1746 : Réquisitions militaires (foin, paille, avoine) pendant guerre succession d'Autriche à livrer au camp français à Huy. Le 2 avril 1748, Baillonville et le hameau de Rabozée livrent encore des rations à 104 soldats français y compris 50 hussards, ainsi que du foin et de l'avoine pour les chevaux, dépenses évaluées à 163 florins Brabant, d'autres livraisons ont lieu en avril, en mai à Liège. Cette année-là, le village accuse 20 décès. Maigre compensation de 69 florins 1 sou payée à la communauté en 1752, à titre de dommages de guerre.
  • 1764 : accord sur les limites des dîmes de Rabozée et de Baillonville. Accord entre la dame de Baillonville et les curés d'Heure, Baillonville et Waillet pour la nomination d'un vicaire qui desservira la Chapelle de Baillonville.
  • 1770 : accord entre la communauté de Baillonville et celle de Waillet pour contribution dans les frais de réédification de la tour de l'église paroissiale de Waillet.
  • 27 septembre 1871 : Edit du prince-évêque François-Charles qui approuve le règlement de la communauté de Baillonville, touchant les bêtes à cornes. [Recueil des ordonnances de la principauté de Liège, Polain]
  • En 1789, la Révolution brabançonne chasse les Autrichiens au-delà de Marche. Le 29 mai 1790, le régiment de Ligne, les grenadiers de Reinac et 60 dragons de Latour, au service des Autrichiens, repoussent les troupes des Etats Belgiques-Unis. C'est le combat de Baillonville où le capitaine Beaulieu, des chasseurs, trouve la mort, dans les bras de son père, le Quartier-Maître Général baron de Beaulieu. Cette scène s'est déroulée non loin de "Pom d'Api". Les deux seigneuries Baillonville et Rabozée sont distinctes jusqu'au 21 août 1806, date du décret impérial qui les réunit sous l'autorité d'un conseil communal unique établi à Baillonville

BAILLONVILLE - L'ENVIRONNEMENT

L'Environnement et Plus...

Le Moulin

Le vieux pont

La glacière

Enseignement

Procès de la bière à Baillonville XVII et XVII' siècles

Une "Sorcière"

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Le Moulin

Il borde la N29 à la sortie du village sur la route d'Heure; les bâtiments de l'ancien moulin et du four ont été restaurés par le propriétaire.

Le moulin

Il borde la N29 à la sortie du village sur la route d'Heure; les bâtiments de l'ancien moulin et du four ont été restaurés par le propriétaire.

Le vieux pont

Ponzî construit en 1859.

La glacière

Après le pont, sur la gauche du chemin des Vennes, dans un ensemble de chênes, se trouve une glacière surmontée d'un pavillon. Comme beaucoup de glacières rurales, celle-ci est construite près d'un ruisseau et a une contenance d'environ 50 m3, elle est surmontée d'un édifice décoratif, elle faisait probablement partie de l'équipement logique du château.
La conservation de la glace naturelle appartenait à tel point à la vie quotidienne, qu'il n'y a quasi pas d'information sur l'utilisation de la glace naturelle par les populations locales.
Cette glacière spéciale se présente schématiquement comme une cuve cylindrique en briques surmontée d'une coupole et munie d'un couloir d'accès avec 3 portes; elle est couverte d'un dôme; l'accès le long du couloir se fait au même niveau jusqu'à l'orifice de la cuve; un passage circulaire avec des logettes, prolonge le couloir d'accès (rare); le tertre qui surmonte la glacière provient des terres dégagées pour la construction, ici le tertre est surmonté d'une pagode octo­gonale; la voûte était percée d'un orifice encore visible de l'intérieur, avec une bonne lampe de poche; cet orifice servait au remplissage.

Enseignement

Le 18 novembre 1827, le conseil communal envoie une pétition à Sa Majesté pour obte­nir des subsides pour l'érection d'une salle d'école. La révolution retarde le projet.
En 1837, la commune envoie une supplique au roi Léopold, car les cours se donnent dans la vieille maison vicariale, à côté d'une écurie, par un vieil homme plus ou moins lettré, Jean Laval, en outre receveur du bureau de bienfaisance.
En corrélation avec la construction de l'école, vient se greffer la construction d'un presbytère; ce dernier est construit en 1839, coût 7500 francs. Les cours se donnent dans une annexe du presbytère où l'instituteur touche 0,5 FI mois par enfant admis.
Les années suivantes, la commune insiste pour obtenir les subsides pour une salle d'école et un loge­ment pour l'instituteur. 1856 : fin de non recevoir. Ce n'est qu'en 1862, que la construction de la maison d'école commence pour se terminer en 1863, mais sans logement pour l'instituteur. Celui- ci s'installe dans l'annexe du presbytère, proteste de devoir loger dans un bâtiment en ruines.
En 1882, la situation n'a pas évolué.
Le bâtiment de l'école est aujourd'hui occupé par la maison communale (salle du conseil).

Procès de la bière à Baillonville XVII et XVII' siècles

Sous l'ancien régime, le chemin Royal de Marche à Huy franchissait Veau d'Heure sur un pont de bois à Baillonville puis dès 1751, sur un pont de pierre à trois arches (construit par Hubert Joseph Boreux).
En cet endroit, se trouvait une barrière, perception pour taxer le charroi venant du Duché de Luxembourg. Le pont franchi, le voyageur apercevait à gauche le château entouré de douves que précédait l'immense basse-cour et vraisemblablement lui faisant face la ta­verne attestée lors des reliefs effectués en 1429, ...1712.
En 1510, le seigneur Jean de Waha, accense la taverne, la brassine et les bâtiments an­nexes à Englebert Bocquia, sa femme et leurs héritiers.
Cette brassine dite "franche brassine" paie un cens de 12 florins 12 patars Brabant annuels plus 12 tonnes de bière "hoppe" (mesure comble) à raison d'une tonne par mois.
La brassine passe, au début du 17' siècle, à Henry Gille de Lavai, échevin, Jean Develette (1673) Claude Develette (1675).
En ces temps troublés, une seule taverne paraît insuffisante, car bientôt une maison brassine puis d'autres tavernes surgissent. Les Develette se sentent lésés car selon l'ancienne conven­tion ils ont seuls le droit de fabriquer et de vendre de la bière. Le seigneur exige le droit d'abrocage non prévu par la convention. Les Develette refusent.
Trois sentences sont rendues par la justice de Liège en faveur du plaignant. Mais elles ne sont pas observées. La cour de justice de Baillonville soutient le seigneur. Et ainsi de suite, en 1773, le notaire Bléret s'occupe de l'affaire.
Celui-ci conclut que la vente de 1510 s'est faite devant une cour censale, qu'il ne peut être question de "banalité" pour la brassine, par conséquent de droit d'abrocage.

Une "Sorcière"

Le 27 juillet 1600, Poncelet Ponsar a eu la bouche tordue, par le pouvoir de Sibille, ra­conte Henry Bombine.
Il semble que Jehan Bernard d'Eneilles est paralysé des jambes car Sibille lui a offert une tranche de jambon. Le pays est couvert de troupes espagnoles. Certains malades cherchent à manger le pain de Sibille qui a une vertu miraculeuse.
Les espagnols et certains de Fronville assurent qu'elle est une sorcière. Un jour, une femme mange des pommes que Sibille lui a données mais en jette aussi dans l'âtre, aussitôt la pomme s'échappe des braises et brûle la fem­me au bras. La femme perd toute sa vigueur, et son infirmité demeure.
Messire Lambert, curé de Somme, confie qu'elle dit : "n'avoir fait que dansé". Un autre jour, elle dit à Jehan Malachie ses craintes d'un malheur, peu après une vache crève. La coupe déborde : pour le peuple, le bétail est source de pain quotidien. Mais cette enquête ne permet pas de condamner Sibille.
Après la mort de son mari, Sibille libère une terre engagée par Jehan Damien de Noiseux, en sa faveur, pour 44 florins Brabant. Peu après en 1606, Sibille fonde l'autel Ste Barbe à Baillonville, pourvu d'une rente de 6 setiers d'avoine.
Jehan de Waha, seigneur de Baillonville, dès le 13 novembre 1608, après la mort de Sibille est en procès contre Jehan Bernard de Deulin et demande d'avoir ban et relief de tout ce qui lui peut être succédé et dévolu par le testament de feu Sibille. Comme collateur de l'autel Ste Barbe, le seigneur désire toucher les rentes sur les héritages de Sibille de Soy.
Au cours de l'audition des témoins, certains affirment que trente ans avant le pré En Paspaille, dessous le fier de Breuz était chargé d'une rente d'un muid d'avoine à payer à un seigneur de Baillonville et que Jehan de Waha avait engagé plusieurs cens et rentes à Rasquin Jacqmar, époux de Sibille. Le procès est en litige en 1609, et continue au- delà de 1615.

RABOZÉE

RABOZÉE en wallon même prononciation

  • RABOSEEZ 1244
  • RABOUSEE 1320
  • RABOUZEE, RABOUZE 1582 1586.
  • RABOSEES, RABOSEE 1333
  • RABOZEE 1537, 1538, 1557, 1570
  • RABOSEE 1601, 1696, 1744

Dérive du nom d'homme franc Radbob.

Seigneurie de Rabozée.

En 1244, le chevalier Gérard de Hainaut a acquis du chapitre de Notre-Dame de Namur Raboseez, ainsi que des terres voisines à la condition de payer au chapitre un cens annuel de 9 sous à Namur à la Noël et 13 setiers d'épeautre à la mesure de Rabozée à payer à la Saint-Denis.
Rabozée avec "la tier de la vigne Bonehannes" figure en la terre de Durbuy. Au début du 14 siècle, Rabozée seigneurie hautaine, devient seigneurie féodale de la principauté de Liège. Elle comporte haute justice, cens, rentes, chapons, poules et prés. Elle appartient alors au che­valier Jacques de Chardeneux puis à son fils Ponchart dit du Chêne d'Ocquier; ce dernier cède moitié de sa terre à Humbert de Waha et, en 1347, d recueille partie de la succession de son frè­re Gilloton du Chêne d'Ocquier qui a fait donation de l'autre partie à Waleran, fils de Jean de Waha. (1349)
Dés lors, les de Waha semblent être les seuls seigneurs de Rabozée. En juillet 1402, Juliot de Wa.ha, fils de Jean, relève la dîme de Rabozée par suite du décès de son oncle; à ce Juliot succède en 1432, son fils, portant aussi le nom de Juliot.
Au 16' siècle, Englebert de Rougrave, comte de Salin, seigneur d'Hennalle est seigneur de Rabozée; sa veuve, Isabeau de Momalle fait relief du fief en 1537 et en 1538, le cède à son fils Jean de Rougrave de Salm dit de Héracourt, seigneur de Steevort et Hermalle, qui en fait relief en 1557; sa veuve Marguerite de Horion fait relief d'usufruit en 1570; en 1582, relief est fait par Englebert de Rougrave.
En 1586, Englebert de Rougrave, seigneur de Rabozée, engage son bien à Guillaume de Cellier de Marche pour garantie du service d'une rente et, le 29 juin 1590, il lui cède définitive­ment toute la seigneurie. Sa veuve cède Rabozée à son neveu Pierre Crespin; Pierre puis son fils Pierre sont seigneurs jusqu'en 1696. Puis la veuve de Pierre le fils fait relief en 1731 de V usu­fruit; en 1744, Guillaume et Jean Etienne Crespin, prêtres tous deux, engagent en hypothèque Rabozée à Jean Joseph de Namur, chevalier du Saint-Empire qui finit par devenir titulaire de la seigneurie en 1760.
En 1761, Guillaume Joseph de Harlez, seigneur haut-voué du ban de Fronville, fait pur­ger la saisie qui porte sur une somme de 49.905 florins et devient ainsi seigneur de Rabozée; en­suite: Simon Joseph de Harlez, chanoine et prévôt de Saint Denis à Liège, puis Guillaume Joseph de Harlez.

Circonscription cantonale de Marche, selon un arrêté du Comité de Salut Public du 14 fructidor an III (31-8-1795). .Arrêté du 17 frimaire an X (8-12-1801) et Circonscription des can­tons de justice de paix, département S-et-M, arrondissement communal de Marche, canton de Marche.
C'est à Rabozée que les soldats belges subissent le premier choc des troupes allemandes : 252 morts dans la terrible nuit du 5 au 6 août 1914.

Chapelle Saint-Lambert de Rabozée

La chapelle était une chapelle castrale des seigneurs de Rabozée. La chapelle remonte à l'origine de la seigneurie. La grosse dîme de Rabozée appartenait primitivement au chapitre de Huy, puis a été inféodée en partie aux seigneurs de Rabozée, qui la possédaient au 14' siècle.
Par la suite, les droits paroissiaux sont passés au chapitre cathédral, patron de l'église de Waillet, dont dépendait Rabozée.
En 1747, la dîme est pour moitié au chapitre cathédral et pour moitié au seigneur de Rabozée.
La chapelle Saint-Lambert est reconstruite et consacrée en 1685. Elle est détruite en 1886.
En 1686, elle est à charge des paroissiens; il y a un cimetière.
Le musée diocésain, à Namur abrite la Vierge de Rabosée, parce qu'elle évoque le maître du Calvaire de Naha et la tête du Christ de l'ancien pont de Han-sur-Lesse, puis la statue de saint Lambert (16è siècle)

PAROISSES

Armoiries

Les armoiries de Waha sont : d'argent au lion de sable, couronné, armé et lampassé d'or, chargé sur la poitrine d'écusson d'argent. La devise est : ALBE, SED HUMILE (Blanche, mais humble).




Catherine de Fisenne, qui mourut le 13 mai 1556. Celle-ci, fit passer la seigneurie dans la famille de Waha

Les de Waha.
Nicolas, baron de Waha de Fronville, chevalier, seigneur de Haversin, de Buissonville et de Tamines, mort le 1G janvier 1603.
Nicolas de Waha eut pour fils Hubert et Gérard et pour fille Anne de Waha qui épousa Jean de Waha, haut voué de Fronville.