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Les Archives

Le terme archives a trois acceptions. Il désigne :

  • les documents que l'on crée dans le cadre de son activité et que l'on conserve pour pouvoir s'y reporter un jour, notamment à des fins de preuve ;
  • les services et institutions qui les collectent, les classent, les conservent et les communiquent ;
  • les locaux réels ou virtuels où ils sont conservés

Les archives de ce site sont dites du troisième âge.

L'ARCHIVISTE du s.p.s.l.

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Evangile du 28/07/2013

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 11,1-13.

Un jour, quelque part, Jésus était en prière. Quand il eut terminé, un de ses disciples lui demanda :
« Seigneur, apprends-nous à prier, comme Jean Baptiste l'a appris à ses disciples. »
Il leur répondit : « Quand vous priez, dites : 'Père, que ton nom soit sanctifié, que ton règne vienne.
Donne-nous le pain dont nous avons besoin pour chaque jour.
Pardonne-nous nos péchés, car nous-mêmes nous pardonnons à tous ceux qui ont des torts envers nous.
Et ne nous soumets pas à la tentation. ' »

Jésus leur dit encore : « Supposons que l'un de vous ait un ami et aille le trouver en pleine nuit pour lui demander :
'Mon ami, prête-moi trois pains : un de mes amis arrive de voyage, et je n'ai rien à lui offrir. '
Et si, de l'intérieur, l'autre lui répond :
'Ne viens pas me tourmenter ! Maintenant, la porte est fermée ; mes enfants et moi, nous sommes couchés.
Je ne puis pas me lever pour te donner du pain', moi, je vous l'affirme : même s'il ne se lève pas pour les donner par amitié, il se lèvera à cause du sans-gêne de cet ami, et il lui donnera tout ce qu'il lui faut.

Eh bien, moi, je vous dis : Demandez, vous obtiendrez ; cherchez, vous trouverez ; frappez, la porte vous sera ouverte.
Celui qui demande reçoit ; celui qui cherche trouve ; et pour celui qui frappe, la porte s'ouvre.
Quel père parmi vous donnerait un serpent à son fils qui lui demande un poisson ? ou un scorpion, quand il demande un œuf ?
Si donc vous, qui êtes mauvais, vous savez donner de bonnes choses à vos enfants, combien plus le Père céleste donnera-t-il l'Esprit Saint à ceux qui le lui demandent ! »

Homélie des 27 et 28 juillet 2013

17è dimanche - C - 2013

Quand nous voyons la prière d'Abraham, nous pouvons certainement nous poser des questions sur sa manière de prière : c'est tout autre chose qu'une répétition de formule apprise par cœur, c'est même un marchandage avec Dieu.
Notons quand même qu'il y a plusieurs prières d'Abraham dans la bible, des prières qui ont des couleurs très différentes, car la vie n'est pas seulement faite de relation où on demande des choses ; il y a des moments pour admirer, pour remercier, pour rire, pour pleurer.
Et la prière peut prendre toutes ces formes. L'évangile complète ainsi l'ancien testament et nous montre Jésus en prière pour rendre grâce, pour être tout simplement avec son Père, pour demander, pour invoquer le souffle de l'Esprit Saint.

Bref, les formes de prières sont très variées, mais sont toujours en lien avec la vie sur terre.

La prière n'est pas une évasion, mais une rencontre. Elle s'adresse à quelqu'un que nous pouvons appeler " Père ".
Tout de suite, dans ce petit mot, nous voyons une présence chaleureuse, celle d'une relation intime. " Père " " Papa ", c'est le mot par lequel l'enfant parle de celui qui l'a engendré et qui l'accompagne dans sa croissance.
Ainsi, nous ne parlons pas à Dieu que l'on met parfois loin de nous, mais à quelqu'un qui est plein de tendresse pour nous, à quelqu'un qui est à notre service, comme les parents servent bien longtemps leurs enfants jour et nuit.

Au-delà de l'appellation, dans la prière, nous sommes invités par le Christ Jésus à exprimer nos vœux pour ce Père du ciel.
Oui, il est bon pour nous de dire ce que nous voulons pour Dieu : " que ton nom soit sanctifié, que ton règne vienne ".
Que ton nom soit respecté et mis en avant par tous les hommes, parce que nous savons que tu es un Dieu proche des hommes, un Dieu qui veut leur bonheur et qui fait tout ce que chaque être humain atteigne ce bonheur.
Que ton règne vienne : le royaume de Dieu, nous le connaissons, c'est ce monde où les plus fragiles sont accompagnés, c'est un monde sans haine, ni division, car la fraternité est une réalité, c'est le monde où les malades sont soignés, les prisonniers visités, les immigrés accueillis, …. un monde où les biens terrestres profitent à tous de la même manière. Formuler ces vœux pour Dieu, c'est y adhérer nous-mêmes et poser des jalons pour ce monde arrive : nous aidons Dieu à construire son royaume et à faire en sorte que son nom soit reconnu.

C'est après ces vœux pour Dieu, que Jésus nous invite à faire nos demandes personnelles,
… oh pas des demandes farfelues comme celle que nous avons parfois ou que nous entendons dans certains groupes qui prient pour le chat de la voisine, mais des choses fondamentales : le pain quotidien pour tous, pas seulement pour moi, mais pour nous tous, puis le pardon ,
… ah, cette nourriture tellement importante dans une relation d'amour, ce pardon qui fait revivre et qui permet de continuer à marcher main dans la main, malgré le mal qui a mis une tension entre nous ou entre nous et Dieu….. et la protection : "Ne nous soumets pas à la tentation ".

C'est ainsi que Jésus demande de prier et surtout dans la petite histoire que nous avons entendu de persévérer dans cette prière, même si nous avons parfois l'impression de ne pas être entendu.

Le Père sait ce dont nous avons besoin et Il nous le fournira !

Evangile du 21/07/2013

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 10,38-42.

Alors qu'il était en route avec ses disciples, Jésus entra dans un village. Une femme appelée Marthe le reçut dans sa maison.
Elle avait une sœur nommée Marie qui, se tenant assise aux pieds du Seigneur, écoutait sa parole.
Marthe était accaparée par les multiples occupations du service. Elle intervint et dit : « Seigneur, cela ne te fait rien ? Ma sœur me laisse seule à faire le service. Dis-lui donc de m'aider. »
Le Seigneur lui répondit : « Marthe, Marthe, tu t'inquiètes et tu t'agites pour bien des choses.
Une seule est nécessaire. Marie a choisi la meilleure part : elle ne lui sera pas enlevée. »

Homélie des 20 et 21 juillet 2013

16è dimanche - C - 2013

L’évangile de ce jour est à nouveau très proche de notre vie, surtout en cette période de vacances et lors de toutes nos fêtes. En effet, nous recevons volontiers la famille, les amis …. Et bien sûr nous voulons leur faire honneur par un bon repas… si bien qu’il faut quelqu’un derrière les fourneaux et un autre au living ou sur la terrasse avec les invités. L’un s’active, l’autre fait la conversation. Cela, nous connaissons ! Aussi, nous pouvons nous demander comment accueillir le message de Jésus qui, dans ce contexte, nous dit que la meilleure part, c’est celui qui prend le temps de l’échange, c’est celui qui est sur la terrasse ? Faut-il laisser de côté les bons petits plats qui nous font tellement plaisir ?

Tout d’abord, Jésus ne dit rien concernant les petits plats bien préparés. Sans doute apprécie-t-il lui aussi, …mais ce n’est pas sa priorité car nous sommes des êtres de relation, et c’est cela qui prime pour lui. « Marie a choisi la meilleure part », le temps du partage, le temps de l’écoute mutuelle, des questions-réponses. Pour Jésus, il y a donc un moment pour agir et nous l’avons bien constaté la semaine dernière avec le bon samaritain qui agit envers le blessé : Il nous demande même de faire la même chose pour avoir la vie éternelle, …. et aujourd’hui, dans un autre contexte, Jésus met en avant le temps que l’on prend tout simplement les uns pour les autres.
En mettant toutes ces situations en parallèle, nous comprenons facilement ce que Jésus propose comme style de vie : être un homme, une femme d’action quand il s’agit de sauver une vie, de la soigner, quand il s’agit d’entraide, de solidarité… être quelqu’un qui sait écouter, partager quand le moment s’y prête plutôt que de s’agiter autour des casseroles.
Là, nous retrouvons bien celui que nous voulons suivre : le Christ Jésus qui pense d’abord à la personne humaine.
Celle-ci est pour lui, toujours première. Et il la veut bien vivante dans son esprit, dans son cœur et dans son corps.

Nous, nous séparons volontiers les choses, nous pensons que l’être humain est divisé, qu’il y a en lui, des parties plus nobles et d’autres secondaires.
Pour Jésus, l’être humain est UN et tout ce qui le compose est important. Nous avons à devenir des êtres contemplatifs : des êtres capables d’admirer, de recevoir la vie de l’autre et du Tout-Autre.
Oui, dans la contemplation, nous nous réjouissons pour ce qui vient de l’extérieur et nous ne le transformons pas à notre guise. Marie semble vivre cet accueil envers Jésus.

Le pourrons-nous ?
Rester en prière comme ce brave paysan d’Ars qui s’asseyait dans l’église locale et qui répondait à son curé : « Il m’avise et je l’avise ».
Il me regarde et je le regarde. C’était sa prière, sa contemplation, son lien avec Dieu…. et Jésus nous dit que c’est la meilleure part. A nous de la saisir dans notre relation à Dieu, mais aussi dans notre relation avec notre conjoint, nos enfants, nos voisins, nos amis.
Contempler nourrit notre vie intérieure et nous conduit nécessairement vers l’action, … une action qui n’est plus n’importe quoi, mais une réaction comme celle du bon samaritain qui s’arrête avec l’homme blessé, … qui lui assure les 1ers soins, … qui le porte à l’auberge, … qui ouvre sa bourse pour payer les frais et qui demande la collaboration de l’aubergiste.
Une telle attitude est certainement le fruit d’une contemplation sur l’être humain, celle que Jésus met en avant dans l’évangile de ce jour.

Puissions-nous durant cette semaine, risquer d’entrer dans la contemplation en vue de réorienter toutes nos actions à la maison, dans nos rencontres, sur nos lieux de travail, là où nous passerons nos loisirs, nos vacances, …. Car c’est toute la vie qui prend des couleurs nouvelles quand nous contemplons notre Dieu et nos semblables.

Evangile du 14/07/2013

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 10,25-37.

Pour mettre Jésus à l'épreuve, un docteur de la Loi lui posa cette question :
« Maître, que dois-je faire pour avoir part à la vie éternelle ? » Jésus lui demanda : « Dans la Loi, qu'y a-t-il d'écrit ? Que lis-tu ? »
L'autre répondit : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ta force et de tout ton esprit, et ton prochain comme toi-même. »

Jésus lui dit : « Tu as bien répondu. Fais ainsi et tu auras la vie. »
Mais lui, voulant montrer qu'il était un homme juste, dit à Jésus : « Et qui donc est mon prochain ? »
Jésus reprit : « Un homme descendait de Jérusalem à Jéricho, et il tomba sur des bandits ; ceux-ci, après l'avoir dépouillé, roué de coups, s'en allèrent en le laissant à moitié mort.

Par hasard, un prêtre descendait par ce chemin ; il le vit et passa de l'autre côté.
De même un lévite arriva à cet endroit ; il le vit et passa de l'autre côté.
Mais un Samaritain, qui était en voyage, arriva près de lui ; il le vit et fut saisi de pitié.
Il s'approcha, pansa ses plaies en y versant de l'huile et du vin ; puis il le chargea sur sa propre monture, le conduisit dans une auberge et prit soin de lui.
Le lendemain, il sortit deux pièces d'argent, et les donna à l'aubergiste, en lui disant : 'Prends soin de lui ; tout ce que tu auras dépensé en plus, je te le rendrai quand je repasserai. '
Lequel des trois, à ton avis, a été le prochain de l'homme qui était tombé entre les mains des bandits ? »
Le docteur de la Loi répond : « Celui qui a fait preuve de bonté envers lui. » Jésus lui dit : « Va, et toi aussi fais de même. »

Homélie des 13 et 14 juillet 2013

15è dimanche - C - 2013

Chaque page d'évangile est surprenante pour qui veut bien y réfléchir.
Ainsi, aujourd'hui, nous rencontrons un docteur de la loi, donc un intellectuel croyant qui demande à Jésus ce qu'il doit faire pour avoir la vie éternelle. Et la réponse fuse : va voir au fond de toi ce qui est écrit à ce sujet !!! Réponse judicieuse, car cet homme sait que le Vie, ….

La Vie éternelle, c'est une histoire d'amour orientée vers Dieu, mais aussi vers tout être humain. Pour être en Vie, il faut maintenir les 2 orientations : celle qui nous mène à Dieu et celle qui nous mène vers nos semblables, … peut-être même, vers nos semblables blessés par la vie.
Eh oui, l'histoire, la parabole que Jésus raconte ici, nous parle bien d'un blessé dans tous les sens du mot. Il est blessé dans sa foi : il s'éloigne de Jérusalem, la ville sainte, pour aller se perdre dans le désert de Jéricho. C'est dans cette marche, qu'il va être attaqué par des brigands, dévalisés et abîmés dans son corps. Ainsi, cet homme est mal spirituellement, mais aussi physiquement.

C'est pour lui que le bon samaritain va s'arrêter tandis que le prêtre et le lévite passent leur chemin. Pourquoi cette attitude chez eux ? Parce que ce sont des hommes de loi, de règlements, …il faut respecter les principes plutôt que la Vie du cœur. Et avec des principes, on ne sauve personne. Au contraire, on les laisse mourir au bord du chemin. …. C'était au temps de Jésus, c'est toujours vrai aujourd'hui. Nous nous mettons un tas de principe sur le dos … et puis on n'a plus le temps de vivre, cela casse des amitiés, des amours, …. Tandis que celui qui vit avec son cœur a de l'huile dans ses rouages et du vin dans sa gourde… pour passer au-delà des barrières et aller soulager celui qui en a besoin. C'est ici qu'est une des Bonnes Nouvelles de cet évangile : pouvoir dépasser le formalisme, les obligations que l'on se donne pour laisser parler son cœur.

Une autre Bonne Nouvelle, c'est probablement de mettre Dieu à la place du bon samaritain et l'humanité dans la peau du blessé. En effet, nos pays occidentaux sont bien l'humanité, le blessé qui s'éloigne de Jérusalem, qui ne veut plus entendre parler de Dieu. Alors on s'enfonce dans le désert des biens matériels, de la jouissance immédiate, dans le moi d'abord, …. ce qui provoque le désert du cœur et toutes les conséquences que nous connaissons : dépressions, mal de vivre, agressions, ….. l'homme blessé au bord du chemin…. qui est rejoint par Dieu, … un Dieu sans limite aux dimensions de son cœur.

Un Dieu qui va rejoindre l'être humain là où il en est, pour lui donner ce dont il a besoin à ce moment précis, puis qui se retire comme à la création pour donner la liberté à celui qu'il a accompagné. Etonnant notre Dieu qui soigne quand il faut, puis qui dépose à l'auberge ou à l'église pour que les humains achèvent les soins et puis le blessé doit reprendre sa vie en main. Etonnant …. Alors soyons heureux d'avoir un Dieu si proche, un Dieu au service, un Dieu qui donne la liberté… et qui nous demande de faire la même chose.

Eh oui, avec Lui, tous les blessés guéris sont invités à faire le même chemin envers tout être humain.

Evangile du 07/07/2013

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 10,1-12.17-20.

Parmi ses disciples, le Seigneur en désigna encore soixante-douze, et il les envoya deux par deux devant lui dans toutes les villes et localités où lui-même devait aller.
Il leur dit : « La moisson est abondante, mais les ouvriers sont peu nombreux. Priez donc le maître de la moisson d'envoyer des ouvriers pour sa moisson.
Allez ! Je vous envoie comme des agneaux au milieu des loups.
N'emportez ni argent, ni sac, ni sandales, et ne vous attardez pas en salutations sur la route.
Dans toute maison où vous entrerez, dites d'abord : 'Paix à cette maison. '
S'il y a là un ami de la paix, votre paix ira reposer sur lui ; sinon, elle reviendra sur vous.
Restez dans cette maison, mangeant et buvant ce que l'on vous servira ; car le travailleur mérite son salaire. Ne passez pas de maison en maison.
Dans toute ville où vous entrerez et où vous serez accueillis, mangez ce qu'on vous offrira.
Là, guérissez les malades, et dites aux habitants : 'Le règne de Dieu est tout proche de vous. '
Mais dans toute ville où vous entrerez et où vous ne serez pas accueillis, sortez sur les places et dites : 'Même la poussière de votre ville, collée à nos pieds, nous la secouons pour vous la laisser. Pourtant sachez-le : le règne de Dieu est tout proche. '
Je vous le déclare : au jour du Jugement, Sodome sera traitée moins sévèrement que cette ville.
Les soixante-douze disciples revinrent tout joyeux. Ils racontaient : « Seigneur, même les esprits mauvais nous sont soumis en ton nom. »
Jésus leur dit : « Je voyais Satan tomber du ciel comme l'éclair.
Vous, je vous ai donné pouvoir d'écraser serpents et scorpions, et pouvoir sur toute la puissance de l'Ennemi ; et rien ne pourra vous faire du mal.
Cependant, ne vous réjouissez pas parce que les esprits vous sont soumis ; mais réjouissez-vous parce que vos noms sont inscrits dans les cieux. »

Homélie des 6 et 7 juillet 2013

14è dimanche - C - 2013

Voici une très belle page de l'évangile selon St Luc, une page que l'on a souvent regardé pour parler des vocations sacerdotales, mais ce n'est pas si clair que cela quand on essaie de comprendre un peu plus le sens voulu par St Luc. Nous sommes à l'époque des 1ers chrétiens et on organise, on structure déjà les choses avec un pape, des évêques, des diacres, et … en face de cette hiérarchie, le peuple qu'il faut enseigner.
Eh oui, les hommes sont ainsi faits : il faut qu'on structure avec des chefs et des exécutants.

Mais cela, ce n'était pas dans les prévisions de Jésus. Lui, il compte sur tout le monde. Chaque baptisé, chaque être humain doit prendre sa place. St Luc le rejoint de façon très diplomatique en parlant des 12, auxquels Jésus ajoutera les 72 : 2 chiffres qui expriment la totalité.
Tous sont envoyés au milieu des loups, là où la moisson est abondante. … et les ouvriers peu nombreux, … priez donc le maître de la moisson, ….. donc les 72 ne suffisent pas : il en faut encore plus. Ainsi la mission est l'affaire de tout le monde, pas seulement celle de la hiérarchie.

Ce n'est pas non plus une histoire individuelle, car Jésus les envoie 2 par 2. Eh oui, le chrétien n'est pas un solitaire, c'est un homme d'équipe, un homme de communauté. On annonce ensemble, on prie ensemble, on met ses biens en communauté, … et comme on le disait la semaine dernière, on va de l'avant, … on va où le Christ lui-même doit passer.
Ce qui veut dire que nous ne sommes pas le maître d'œuvre, nous préparons le chemin et le Seigneur fera le reste quand il passera, quand il enverra l'Esprit Saint. D'où humilité pour nous dans le contact avec les gens, d'autant plus que nous ne pourrons acheter personne puisqu'il nous faut partir les mains vides et sans réserves pour demain. Partir comme les immigrés qui arrivent dans des rafiots infâmes ….
Avec comme seul bagage : l'espérance, ….. l'espérance d'être reçu. Oui, nous sommes vraiment comme les immigrés, ….. sans possibilité de faire du marketing. Ce qui est d'ailleurs logique, car nous n'avons rien à vendre,… nous avons simplement à donner gratuitement ce qui est en nous : la paix, la guérison et l'annonce du royaume de Dieu qui est tout proche.

3 choses qui sont dans nos cordes de croyants grâce au Christ Jésus qui veut bien mettre sa paix en nous, …. nous le lui demanderons tantôt, …… qui sait que nous sommes capables de guérir comme Lui, en aidant les personnes en situation difficile, en rétablissant la justice, en libérant les opprimés de leur servitudes ou de leurs peurs, en relevant toutes celles et ceux qui sont écrasés, découragés, isolés, démunis, déprimés par la dureté de la vie, en annonçant qu'il y a toujours une espérance, un avenir possible, que la vie est plus forte que n'importe quelle catastrophe, … et quand on vit ainsi, il est clair que le Royaume de Dieu est tout près, qu'il est déjà là.
Et effectivement, le Royaume de Dieu n'est pas à reléguer dans l'au-delà, après notre mort. Il est déjà là quand nous lui donnons vie, quand nous l'actualisons. La vie, le bonheur ne sont pas pour demain, nous avons la mission de les rendre accessibles à tous aujourd'hui.

Telle est la vocation non seulement des responsables de l'Eglise, mais aussi la vocation de tous les baptisés.

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"TRAIT d'UNION" EST LE LIEN MENSUEL ÉDITÉ PAR LE PRËTRE EN CHARGE DU SECTEUR PASTORAL POUR INFORMER SES PAROISSIENS DES ACTIVITÉS PAROISSIALES.

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    Imaginé à l'occasion du Tour de France 2009, cette rubrique c'est perpétuée depuis et fêtera son cinquième anniversaire à l'occasion de la centième édition du Tour de France en 2013.
    Un projet d'envergure devrait permettre de fêter dignement ces deux anniversaires - Pour la petite histoire nous ajouterons à ces jubilés le Xème anniversaire de Toto (c'est aussi un chiffre rond)

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