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Les Archives

Le terme archives a trois acceptions. Il désigne :

  • les documents que l'on crée dans le cadre de son activité et que l'on conserve pour pouvoir s'y reporter un jour, notamment à des fins de preuve ;
  • les services et institutions qui les collectent, les classent, les conservent et les communiquent ;
  • les locaux réels ou virtuels où ils sont conservés

Les archives de ce site sont dites du troisième âge.

L'ARCHIVISTE du s.p.s.l.

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Evangile du 30/06/2013

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 9,51-62.



Comme le temps approchait où Jésus allait être enlevé de ce monde, il prit avec courage la route de Jérusalem. Il envoya des messagers devant lui ; ceux-ci se mirent en route et entrèrent dans un village de Samaritains pour préparer sa venue.
Mais on refusa de le recevoir, parce qu'il se dirigeait vers Jérusalem. Devant ce refus, les disciples Jacques et Jean intervinrent : « Seigneur, veux-tu que nous ordonnions que le feu tombe du ciel pour les détruire ? »

Mais Jésus se retourna et les interpella vivement. Et ils partirent pour un autre village.

En cours de route, un homme dit à Jésus : « Je te suivrai partout où tu iras. »
Jésus lui déclara : « Les renards ont des terriers, les oiseaux du ciel ont des nids ; mais le Fils de l'homme n'a pas d'endroit où reposer la tête. »
Il dit à un autre : « Suis-moi. » L'homme répondit : « Permets-moi d'aller d'abord enterrer mon père. »
Mais Jésus répliqua : « Laisse les morts enterrer leurs morts. Toi, va annoncer le règne de Dieu. »

Un autre encore lui dit : « Je te suivrai, Seigneur ; mais laisse-moi d'abord faire mes adieux aux gens de ma maison. »
Jésus lui répondit : « Celui qui met la main à la charrue et regarde en arrière n'est pas fait pour le royaume de Dieu. »

Homélie des 29 et 30 juin 2013

13ème dimanche - C - 2013

Pour orienter nos vacances, celles que nous passerons chez nous ou en voyage, la liturgie nous propose aujourd'hui 3 visages du Christ Jésus : celui où Jésus décide de prendre la route de Jérusalem (il fait travailler sa raison), il renonce à toute violence (il utilise le cœur qui vibre en Lui) et il invite la foule à marcher avec Lui avec une grande exigence : ne pas regarder en arrière.
3 visages qui ont été pris par le prophète Elisée, par St Paul et tant d'autres qui, à travers les siècles, se sont mis en route pour répondre à l'appel de Dieu…. un appel de Dieu qui est toujours discret et qui n'est audible que par ceux qui cherchent le sens de leur vie.

En effet, dans l'agitation ou l'activisme, on n'entend pas très bien. Tant que St Paul était en rage contre les chrétiens et sûr qu'il avait raison, il ne pouvait pas entendre l'appel du Ressuscité. Il faudra le temps d'un trajet à cheval pour qu'il trouve un peu de silence en lui.
C'est là dans sa solitude qu'il entendra le fameux appel.

Idem pour nous, ... si nous voulons entendre ce que Dieu a à nous dire, il nous faut aussi faire silence sur toutes nos activités, sur nos préoccupations, sur nos projets. C'est ce que nous venons faire chaque semaine, c'est ce que nous faisons dans notre prière personnelle. Entendre l'appel de Dieu et choisir de réagir comme le Christ Jésus, …. en puisant d'abord du courage au fond de nous-mêmes.
Eh oui, Il nous l'avait bien dit la semaine dernière : tout n'ira pas tout seul, ce ne sera pas une villégiature, un doux farniente, … non il faut prendre courageusement la route et aller de l'avant, … aller à la rencontre des hommes et des femmes d'aujourd'hui, ….sans savoir si nous serons reçu … et si nous ne sommes pas reçus, pas question d'en vouloir à ces gens-là, pas question de leur vouloir du mal, mais aller voir ailleurs. Nous voyons ici la non-violence inscrite dans le cœur de Jésus .... une non-violence qui lui permet de rencontrer d'autres personnes sans amertume, en toute sérénité.

Cette sérénité lui conserve toute sa lucidité pour signifier l'urgence de sa mission dans une expression savoureuse : les renards ont des terriers pour se reposer, mais le Fils de l'homme, Lui, Il n'a pas le temps : il doit faire vite, Il n'a pas d'endroit où reposer la tête.

Aller de l'avant quoiqu'il arrive dans la Vie, peu importe ce qui se présente : que ce soit le travail, la vie de famille, l'échec, ou même la mort, rien ne doit nous arrêter quand on croit au royaume de Dieu,
… rien ne peut nous freiner dans notre élan, car le Christ a vécu libre sur terre et nous avons à vivre avec la même liberté. Elisée en a usé, St Paul aussi,

… à notre tour de vivre aujourd'hui à la suite du Christ Jésus en faisant le choix donner la priorité à l'avènement du royaume de Dieu dans chacune de nos journées.
Choix douloureux pour beaucoup, choix où de nombreuses se ferment comme chez les samaritains, … mais nous voulons répondre à l'appel du Christ : nous voulons le suivre. <

Que l'Esprit Saint nous aide à dire " oui " malgré les sollicitations quotidiennes qui nous attirent ailleurs.

Evangile du 22/06/2013

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 9,18-24.

Un jour, Jésus priait à l'écart. Comme ses disciples étaient là, il les interrogea : « Pour la foule, qui suis-je ? »
Ils répondirent : « Jean Baptiste ; pour d'autres, Élie ; pour d'autres, un prophète d'autrefois qui serait ressuscité. »
Jésus leur dit : « Et vous, que dites-vous ? Pour vous, qui suis-je ? » Pierre prit la parole et répondit : « Le Messie de Dieu. »
Et Jésus leur défendit vivement de le révéler à personne, en expliquant : « Il faut que le Fils de l'homme souffre beaucoup, qu'il soit rejeté par les anciens, les chefs des prêtres et les scribes, qu'il soit tué, et que, le troisième jour, il ressuscite. »
Il leur disait à tous : « Celui qui veut marcher à ma suite, qu'il renonce à lui-même, qu'il prenne sa croix chaque jour, et qu'il me suive.
Car celui qui veut sauver sa vie la perdra ; mais celui qui perdra sa vie pour moi la sauvera.

Homélie des 22 et 23 juin 2013

12 dimanche - C - 2013

Y avait-il déjà session d'examen dans l'équipe des apôtres sur la connaissance que chacun avait du maître et Seigneur ? C'est peu probable !
Mais Jésus lui aussi aime un peu savoir ce que les gens racontent car, quand on parle de l'un ou de l'autre, on en invente des choses,… surtout quand il s'agit d'un personnage qui a un peu d'importance. Là, nous savons que les gens sont inventifs.
Dans le groupe de ceux qui suivent Jésus, il faudra Pierre pour dire en 2 mots qui est Jésus, sans toutefois préciser le sens de ces mots, car Jésus demande tout de suite à Pierre de n'en parler à personne. Interdiction qui nous étonne aujourd'hui, mais très compréhensible, car les apôtres n'ont pas encore tout compris de la richesse et surtout de la manière d'être du Christ Jésus.
En effet, Jésus n'est pas le messie qui va régler toutes les souffrances de notre monde.

C'est le messie qui sera rejeté, qui sera cloué à la croix parce qu'il fait le choix de donner une place aux pauvres, de se mettre du côté des petits. Pour bien comprendre cette réalité de Jésus, il faudra attendre la résurrection et même la pentecôte… mais Jésus est prêt à attendre ce moment pour que Pierre s'exprime clairement sur le Messie de Dieu.
Nous, nous vivons avec 20 siècles de christianisme derrière nous et nous avons déjà fait de nombreux pas dans notre cheminement personnel.

Aussi, nous pouvons nous poser la question de Jésus : " Pour moi, qui est Jésus ? ". Nous avons chacun notre réponse et nous dirions facilement : " Le Fils de Dieu, Notre Seigneur, ou encore Dieu fait homme, …. " mais nous sentons bien que ces mots ne sont que des formules toutes faites, des formules qui ne nous engagent pas beaucoup. Nous savons aussi que dans notre monde occidental, avec ce genre de réponse, on ne va nulle part. Il vaut mieux se taire.
Dans ce cas, comment parler du Christ Jésus ? Que dire sur sa vie ? Comment manifester sa présence en nous ?

La réponse est dans l'évangile de ce jour quand Jésus nous demande de renoncer à nous-mêmes, de prendre notre croix et d'aller de l'avant, de le suivre. ….
Un chemin qui peut étonner et même faire peur, mais, quand on y pense, tous ceux qui ont un idéal dans leur vie prennent ce chemin où il faut renoncer à soi-même et mordre sa chique régulièrement :
pensez à votre mariage : c'est la même chose : vous choisissez quelqu'un et vous faites un max pour vivre dans l'amour avec lui.
Les sportifs sacrifient leur famille, des loisirs, du repos pour porter la croix des entrainements et des prestations.
Un couple qui appelle un enfant à la vie sait aussi ce que cela représente comme sacrifices, épreuves, soucis, … et pourtant, il n'hésite pas, car, sur ces chemins et au bout de ceux-ci, il y a le bonheur de réaliser ses rêves.

Et le rêve de Jésus, c'est de faire vivre tout être humain dans sa dignité, dans sa grandeur. Dès lors pas étonnant que Jésus nous dise que ce sera parfois difficile, mais en même temps source de vie.
Ainsi Jésus n'est pas une définition toute faite, … <

c'est quelqu'un qui prend visage quand on donne le meilleur de soi-même, y compris dans les moments difficiles pour faire grandir la vie là où on se trouve.

Évangile du 16/06/2013

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 7,36-50.8,1-3.

Un pharisien avait invité Jésus à manger avec lui. Jésus entra chez lui et prit place à table.
Survint une femme de la ville, une pécheresse. Elle avait appris que Jésus mangeait chez le pharisien, et elle apportait un vase précieux plein de parfum.
Tout en pleurs, elle se tenait derrière lui, à ses pieds, et ses larmes mouillaient les pieds de Jésus. Elle les essuyait avec ses cheveux, les couvrait de baisers et y versait le parfum.
En voyant cela, le pharisien qui avait invité Jésus se dit en lui-même : « Si cet homme était prophète, il saurait qui est cette femme qui le touche, et ce qu'elle est : une pécheresse. »
Jésus prit la parole : « Simon, j'ai quelque chose à te dire. - Parle, Maître. »
Jésus reprit : « Un créancier avait deux débiteurs ; le premier lui devait cinq cents pièces d'argent, l'autre cinquante.
Comme ni l'un ni l'autre ne pouvait rembourser, il remit à tous deux leur dette. Lequel des deux l'aimera davantage ? »
Simon répondit : « C'est celui à qui il a remis davantage, il me semble. - Tu as raison », lui dit Jésus.
Il se tourna vers la femme, en disant à Simon : « Tu vois cette femme ? Je suis entré chez toi, et tu ne m'as pas versé d'eau sur les pieds ; elle, elle les a mouillés de ses larmes et essuyés avec ses cheveux.
Tu ne m'as pas embrassé ; elle, depuis son entrée, elle n'a pas cessé d'embrasser mes pieds.
Tu ne m'as pas versé de parfum sur la tête ; elle, elle m'a versé un parfum précieux sur les pieds.
Je te le dis : si ses péchés, ses nombreux péchés, sont pardonnés, c'est à cause de son grand amour. Mais celui à qui on pardonne peu montre peu d'amour. »
Puis il s'adressa à la femme : « Tes péchés sont pardonnés. »
Les invités se dirent : « Qui est cet homme, qui va jusqu'à pardonner les péchés ? »
Jésus dit alors à la femme : « Ta foi t'a sauvée. Va en paix ! »

Homélie des 15 et 16 juin 2013

11è dimanche - C - 2013

A la 1ère lecture de cette page d'évangile, nous pouvons penser que le Christ Jésus s'affilierait probablement à un club féministe, puisqu'il a horreur de toute discrimination, y compris bien sûr celle qui met les femmes en seconde zone, dans l'ombre, … pour lui, tout être humain qu'il soit enfant, ado, femme ou homme, tous ont droit à une place unique au cœur même de la société. Tous ont droit au respect.
Tous doivent pouvoir regarder l'avenir en toute sérénité, en toute confiance, car chacun a un avenir à inventer, à construire, dans la confiance de son conjoint, de ses enfants et même des voisins. " Va en paix ! Ta foi t'a sauvé ! " :

Quel bel avenir pour cette femme qui n'aurait pas dû entrer dans cette pièce où les hommes mangeaient, … surtout elle qui était reconnue comme une femme de mauvaise vie.
Mais voilà, cette femme avait bien compris que ce Jésus n'était pas comme tout le monde. Elle savait qu'il allait l'accueillir et accepter son parfum et ses baisers. Pensait-elle être pardonnée ? En tout cas, aucune allusion à une demande de pardon, mais notre Dieu est ainsi fait :

Lui, il va jusqu'au bout de sa logique, jusqu'au bout de son amour. C'est ainsi qu'il accueille cette femme et qu'il la libère de son passé très lourd : il la libère de son péché tout en lui donnant sa confiance pour l'avenir….

Une démarche qui pose question à ceux qui sont autour de la table avec le Christ Jésus, … et qui pose question aujourd'hui encore : que faut-il faire avec ceux qui sont en échec, avec ceux qui sont taxés de grands pécheurs ?

Nous sommes en face d'un dilemme : faut-il accueillir largement et faire comme si tout était normal, avec le risque de minimiser les fautes ou d'encourager le vice ? Ou faut-il garder une distance pour faire comprendre au pécheur qu'il doit se convertir ?

Jésus n'entre pas dans ce dilemme : il prend une autre voie : celle du cœur… un cœur ouvert à tout être humain …. Et çà, les gens le savent, ils savent qu'ils peuvent aller vers Lui et qu'ils ne seront pas rejetés. Il y a donc autour de Jésus, un climat qui favorise la rencontre … c'est là qu'est le début d'une histoire bienheureuse….

Deux cœurs ouverts à la confiance mutuelle.
Cette femme sait que Jésus va la recevoir et cette foi en Lui, la remplit d'audace : elle va passer au-dessus de toutes les lois de son époque en n'écoutant que son cœur. … contrairement à Simon qui vit avec la loi, mais aussi avec un cœur tout sec, un cœur sans amour. Lui, il aurait rejeté. Il est dans cette religion qui culpabilise alors que Jésus veut des personnes libres … et la liberté véritable passe nécessairement par le cœur !
Dès lors, quand Jésus voit un cœur ouvert, il regarde l'avenir de cette personne et il l'invite à reprendre sa vie en main.
Donc pas question pour Jésus de maintenir la personne dans sa situation de pécheur, mais prendre celle-ci là où elle en est dans la vie, lui parler cœur à cœur, et la pousser à réagir positivement sans oublier de poser des questions à l'entourage.

Cette manière d'être comble celui qui la pratique, mais aussi ceux qui en bénéficient.

Alors, prenons le chemin que Jésus nous propose et vivons toutes nos rencontres avec beaucoup d'amour.

Évangile du 09/06/2013

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 7,11-17.

Jésus se rendait dans une ville appelée Naïm. Ses disciples faisaient route avec lui, ainsi qu'une grande foule.
Il arriva près de la porte de la ville au moment où l'on transportait un mort pour l'enterrer ; c'était un fils unique, et sa mère était veuve. Une foule considérable accompagnait cette femme.
En la voyant, le Seigneur fut saisi de pitié pour elle, et lui dit : « Ne pleure pas. »
Il s'avança et toucha la civière ; les porteurs s'arrêtèrent, et Jésus dit : « Jeune homme, je te l'ordonne, lève-toi. »
Alors le mort se redressa, s'assit et se mit à parler. Et Jésus le rendit à sa mère.
La crainte s'empara de tous, et ils rendaient gloire à Dieu : « Un grand prophète s'est levé parmi nous, et Dieu a visité son peuple. »
Et cette parole se répandit dans toute la Judée et dans les pays voisins.

Homélie des 08 et 09 juin 2013

10ème Dimanche ordinaire - C - 2013

Jésus est à nouveau en route avec ses disciples et la foule qui a assisté à quelques miracles : grâce à Jésus, elle a vu la Vie qui réapparaissait là où elle était bafouée. C’est donc une foule joyeuse, enthousiaste…. qui croise un cortège funèbre.

Dans ce contexte, que faire ??? Faire silence, passer en douce …. compatir simplement, avoir une larme à l’œil…. ?? Jésus, lui, va plus loin : d’abord, il voit, il regarde cette maman qui est déjà veuve.
Il ose regarder cette femme qui souffre et il va partager sa peine : « il fut saisi de pitié » nous dit l’évangile.
Oui, entrer dans la peine de l’autre, c’est important, surtout ici, car cette femme qui était déjà veuve, elle n’existait plus pour la société juive, sinon par son fils. En le perdant, elle meurt aussi. Les gens l’accompagnent jusqu’au cimetière, mais après, elle ne comptera plus et sera privée de ses biens.
Jésus a vu cette situation de vie et, le connaissant un peu, nous savons qu’Il ne pouvait pas passer à côté de cette femme sans s’arrêter, sans lui parler, sans lui ouvrir une porte d’espérance.
Et de fait, Jésus s’adresse à cette maman en l’invitant à sortir de ses pleurs, … a faire le passage vers une vie meilleure, une vie de bonheur : « Ne pleure pas ». Là, c’est la femme qui doit faire le pas.

Jésus ne sait pas le faire à sa place. Avec Lui, c’est toujours ainsi : il fait une part du boulot, mais nous avons aussi à prendre notre part de travail à faire sur nous-mêmes ou au cœur du monde.

(La semaine dernière, souvenez-vous : il nous demandait de donner à manger à ceux qui avaient faim). Ici, il ose pousser cette femme à dépasser sa peine, … une demande audacieuse qui nous ferait hésiter, mais Jésus croit en la force de Vie qui est en tout être humain, y compris chez ceux qui sont en grande souffrance.
Alors il réclame un effort personnel et lui fera le reste : il s’approche de la civière et recrée la Vie pour le jeune homme, mais aussi en même temps pour sa maman … et cela par une Parole, exactement comme Dieu dans la création : Il a une Parole qui agit, … une parole re-créatrice, … une parole que nous venons chercher à notre tour, car tous et toute, nous avons besoin de cette main que le Ressuscité nous tend pour être debout au cœur du monde, face à toutes les épreuves qui se vivent en nous et autour de nous.
Non seulement le Christ nous veut debout, mais aussi « témoin » comme ce jeune qui s’assit et qui se met à parler, à témoigner de ce qu’il vient de vivre.

Réjouissons-nous parce que nous connaissons Celui qui appelle la Vie et qui la fait naître…. et avec la foule qui accompagnait Jésus et celle qui pleurait avec cette maman, rendons gloire à Dieu puisqu’avec Lui, la Vie aura toujours le dernier mot.

Évangile du 02/06/2013

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 9,11b-17 .

La foule s'en aperçut et le suivit. Il leur fit bon accueil ; il leur parlait du règne de Dieu, et il guérissait ceux qui en avaient besoin.
Le jour commençait à baisser. Les Douze s'approchèrent de lui et lui dirent :
« Renvoie cette foule, ils pourront aller dans les villages et les fermes des environs pour y loger et trouver de quoi manger : ici nous sommes dans un endroit désert. »
Mais il leur dit : « Donnez-leur vous-mêmes à manger. »
Ils répondirent : « Nous n'avons pas plus de cinq pains et deux poissons... à moins d'aller nous-mêmes acheter de la nourriture pour tout ce monde. »
Il y avait bien cinq mille hommes. Jésus dit à ses disciples :
« Faites-les asseoir par groupes de cinquante. »
Ils obéirent et firent asseoir tout le monde.
Jésus prit les cinq pains et les deux poissons, et, levant les yeux au ciel, il les bénit, les rompit et les donna à ses disciples pour qu'ils distribuent à tout le monde.
Tous mangèrent à leur faim, et l'on ramassa les morceaux qui restaient : cela remplit douze paniers.

Homélie des 01 et 02 juin 2013

Fête du Corps et du Sang du Christ Jésus- C - 2013

En ce jour où l'Eglise fête le Corps et le Sang du Christ Jésus, nous évoquons volontiers les processions du St Sacrement et l'adoration de celui-ci. … une réalité que beaucoup ont vécu avant le concile Vatican II,
mais grâce à ce concile, nous nous sommes rapprochés de l'évangile et nous découvrons dans l'évangile qui vient d'être proclamé une autre dimension au Corps et au Sang du Christ qui sont livrés jour après jour pour faire vivre ceux qui s'approchent du Christ, …. Car ce Jésus de Nazareth n'a qu'une envie : faire vivre tout être humain en comblant les faims matérielles et les soifs du cœur. Les disciples ont mis du temps à comprendre cela, c'est ainsi qu'ils voulaient renvoyer les gens dans les villages des alentours, pour qu'ils y soient nourris et hébergés.
C'est la solution de facilité qui est d'ailleurs encore suggéré de nos jours face aux immigrés.
Jésus lui, a une autre solution : " Donnez-leur vous-même à manger ! "
Nous connaissons les réactions des disciples qui ont des objections, mais qui s'exécuteront quand même, …. avec le résultat que l'on connait : les 5000 auront à manger et il y aura des restes.
Ainsi, la fête du Corps et du Sang du Christ devient la fête de la vie chez tout être humain, y compris chez ceux qui n'avaient rien à manger. Cela nous fait penser bien sûr à la dernière cène où Jésus se donne en nourriture à ses disciples, ou encore au repas sur la route d'Emmaüs : 2 hommes désespérés par la mort de Jésus : c'est Lui qui sera leur nourriture, ou encore le repas au bord du lac après une nuit de pêche sans rien prendre. Chaque fois, Jésus se sert de ce qui est sur la table pour devenir pain ou vin de vie pour ceux qui sont en manque après avoir écouté les souffrances des uns et des autres sans oublier d'offrir une Parole qui ouvre un avenir heureux : ceci, c'est ma vie, …. Et vous n'avez pas encore compris, …. Venez déjeuner …. Venez prendre des forces pour aller donner à manger à l'humanité entière, pour faire cela en mémoire de moi.

C'est bien ce que nous vivons dans chaque eucharistie : la Parole partagée, le pain et le vin prit en main comme le Christ l'a fait pour les rendre sacrés, la communion à ceux-ci et l'envoi en mission : allez dans la paix du Christ, non pas pour simplement se retirer chez soi, mais pour devenir à notre tour nourriture pour tous ceux que nous allons rencontrer dans la semaine.
Oui, nous avons cette responsabilité puisqu'en participant à la célébration du week end et par notre baptême, nous sommes le Corps du Christ sur terre, non pas chacun individuellement, mais en communauté, … en mettant en commun ce que nous avons de plus précieux : nos biens matériels et nos richesses intérieures.

Ce sont-là nos 5 pains et les 2 poissons : c'est peu pour toutes les faims du monde, mais nos peu individuels mis ensemble sous le regard du Christ deviennent une richesse trop grande pour notre monde.

Osons y croire en célébrant le Corps et le Sang du Christ.

ARCHIVES De la feuille paroissiale mensuelle

"TRAIT d'UNION" EST LE LIEN MENSUEL ÉDITÉ PAR LE PRËTRE EN CHARGE DU SECTEUR PASTORAL POUR INFORMER SES PAROISSIENS DES ACTIVITÉS PAROISSIALES.

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  • ARCHIVES Tour de France de Toto

    Imaginé à l'occasion du Tour de France 2009, cette rubrique c'est perpétuée depuis et fêtera son cinquième anniversaire à l'occasion de la centième édition du Tour de France en 2013.
    Un projet d'envergure devrait permettre de fêter dignement ces deux anniversaires - Pour la petite histoire nous ajouterons à ces jubilés le Xème anniversaire de Toto (c'est aussi un chiffre rond)

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