--> Accueil - Le grenier du SPSL - Evangiles et Homélies

Archives des Évangiles et Homélies

Année 2013 - mois par mois

Suivre l'actualité
sur FACEBOOK

Évangiles et Homélies précédentes ...
NOVEMBRE 2013
OCTOBRE 2013
SEPTEMBRE 2013
AOÛT 2013
JUILLET 2013
JUIN 2013
MAI 2013
AVRIL 2013
MARS 2013
FÉVRIER 2013
JANVIER 2013

Évangile du dimanche 27/01/2013

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 1,1-4.4,14-21.

Plusieurs ont entrepris de composer un récit des événements qui se sont accomplis parmi nous, tels que nous les ont transmis ceux qui, dès le début, furent les témoins oculaires et sont devenus les serviteurs de la Parole.
C'est pourquoi j'ai décidé, moi aussi, après m'être informé soigneusement de tout depuis les origines, d'en écrire pour toi, cher Théophile, un exposé suivi, afin que tu te rendes bien compte de la solidité des enseignements que tu as reçus.
Lorsque Jésus, avec la puissance de l'Esprit, revint en Galilée, sa renommée se répandit dans toute la région.
Il enseignait dans les synagogues des Juifs, et tout le monde faisait son éloge.
Il vint à Nazareth, où il avait grandi. Comme il en avait l'habitude, il entra dans la synagogue le jour du sabbat, et il se leva pour faire la lecture.
On lui présenta le livre du prophète Isaïe. Il ouvrit le livre et trouva le passage où il est écrit :
L'Esprit du Seigneur est sur moi parce que le Seigneur m'a consacré par l'onction. Il m'a envoyé porter la Bonne Nouvelle aux pauvres, annoncer aux prisonniers qu'ils sont libres, et aux aveugles qu'ils verront la lumière, apporter aux opprimés la libération, annoncer une année de bienfaits accordée par le Seigneur.
Jésus referma le livre, le rendit au servant et s'assit. Tous, dans la synagogue, avaient les yeux fixés sur lui.
Alors il se mit à leur dire : « Cette parole de l'Écriture, que vous venez d'entendre, c'est aujourd'hui qu'elle s'accomplit. »

Homélie du dimanche 27/01/2013 -

L’évangile est vraiment extraordinaire et toujours actuelle

L’évangile est vraiment extraordinaire et toujours actuelle : il y a 2000 ans, St Luc écrit tout simplement à quelqu’un qu’il appelle Théophile. Il écrit comme on le fait encore aujourd’hui à quelqu’un qu’on aime bien : mon cher Théophile, mon chéri, ma chérie, ….. j’écris pour toi un exposé sur les enseignements de Jésus. Pour St Luc, parler de sa foi avec ses amis, c’est un bonheur, c’est une joie, c’est peut-être une nécessité pour que rien ne se perde de ce qui s’est vécu depuis la présence de Jésus sur terre. Ecrire, transmettre, dire et redire ce qui nous anime, c’est important. Sans cela, on perd la mémoire. Pour nous en convaincre, il nous suffit de parler avec les petits-enfants dans nos familles ou même de suivre certaines émissions TV quand on pose des questions sur la Bible.

Mais qui est ce Théophile ? On ne le connait pas, mais peu importe, … il a un nom merveilleux : Théo et philo : « ami de Dieu », celui qui est en lien chaleureux avec Dieu. Tout de suite, nous voyons la relation entre cet homme et Dieu, c’est une relation qui n’est pas qu’intellectuelle, elle passe aussi par le cœur. « Cher ami de Dieu », cet ami, c’est aussi chacun, chacune de nous. Ainsi St Luc écrit pour nous entrainer dans une relation agréable avec le Christ Ressuscité.

Apprécions son invitation et n’ayons pas peur d’aller relire l’intégralité de son message qui nous est distillé de semaine en semaine, surtout des pages comme celle qui vient d’être proclamée qui donne tout le sens de la mission de Jésus, donc le sens aussi de notre mission si nous voulons être « ami de Dieu » : « L’Esprit Saint m’a consacré par l’onction et envoyé porter la Bonne Nouvelle aux pauvres, annoncer la libération des prisonniers, les aveugles voient la lumière et les opprimés la libération… » et Jésus a soin d’ajouter que c’est aujourd’hui que ce changement de vie s’opère, c’est aujourd’hui que cette parole de l’Ecriture s’accomplit. ET là, quand on actualise l’évangile, çà fait mal : les gens rassemblés à la synagogue n’ont pas aimé entendre dire que le royaume de Dieu était parmi eux. En effet, à la sortie de ce temps de prière, ils voulaient jeter Jésus en du rocher, …. Les gens n’ont pas aimé en ce temps-là, mais aiment-ils plus aujourd’hui, aimons-nous aujourd’hui que l’Evangile soit une réalité ? Souhaitons que les pauvres prennent une place dans nos villages, dans nos familles ? Oui, qu’est-ce qu’on dit d’eux, nous personnellement et notre société ? Oh, on s’en tracasse bien un peu quand il y a les grands froids, mais y-a-t-il des décisions qui se prennent pour enrayer les profits maximum des puissants ? Que fait-on, que dit-on quand un prisonnier sort en liberté conditionnelle ? Qui va se lever pendant le carême pour aller accueillir les témoins du tiers-monde qui viennent nous partager leurs luttes pour survivre avec leur production agricole ?

Alors, si nous voulons être « amis de Dieu » laissons pénétrer cette parole jusqu’au plus profond de nous-mêmes afin qu’elle nous transforme pour faire de nous ceux qui ouvrent les yeux des aveugles, ceux qui donnent un plus aux pauvres, ceux qui libèrent et font advenir une année de bienfaits. C’est ainsi que nous serons « Theo-philes »-« amis de Dieu ».

Évangile du dimanche 20/01/2013

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 2,1-11.

Il y avait un mariage à Cana en Galilée. La mère de Jésus était là.
Jésus aussi avait été invité au repas de noces avec ses disciples.
Or, on manqua de vin ; la mère de Jésus lui dit : « Ils n'ont pas de vin. »
Jésus lui répond : « Femme, que me veux-tu ? Mon heure n'est pas encore venue. »
Sa mère dit aux serviteurs : « Faites tout ce qu'il vous dira. »
Or, il y avait là six cuves de pierre pour les ablutions rituelles des Juifs ; chacune contenait environ cent litres.
Jésus dit aux serviteurs : « Remplissez d'eau les cuves. » Et ils les remplirent jusqu'au bord.
Il leur dit : « Maintenant, puisez, et portez-en au maître du repas. » Ils lui en portèrent.
Le maître du repas goûta l'eau changée en vin. Il ne savait pas d'où venait ce vin, mais les serviteurs le savaient, eux qui avaient puisé l'eau.
Alors le maître du repas interpelle le marié et lui dit : « Tout le monde sert le bon vin en premier, et, lorsque les gens ont bien bu, on apporte le moins bon. Mais toi, tu as gardé le bon vin jusqu'à maintenant. »
Tel fut le commencement des signes que Jésus accomplit. C'était à Cana en Galilée. Il manifesta sa gloire, et ses disciples crurent en lui.

Homélie du dimanche 20/01/2013 -

En cette semaine de prière pour l’unité entre tous les chrétiens

En cette semaine de prière pour l’unité entre tous les chrétiens, nous sommes en ce moment, interpelé par un grand patron, un bon manager qui sait donner du travail à ses ouvriers, qui donne des initiatives, qui félicite. C’est ce que Jésus fait à Cana : « Remplissez d’eau les cuves ! Puisez et portez-en au maître du repas » Plus tard, ce sera : « Donnez-leur à manger ! Ramassez ce qu’il y a en trop ! » Jésus invite ainsi à aller de l’avant, à prendre les choses en main. Avec Lui, il faut se mettre en route simplement pour le plaisir d’être participant, car lui, Jésus n’en retire aucun honneur. Dans l’histoire, c’est le marié qui est félicité pour son bon vin.

Dès lors quelle image de Dieu pouvons-nous déceler dans ce récit ? Quel stimulant y trouver pour l’Unité entre les chrétiens ?

Notre Dieu est un Dieu qui ne s’est pas en avant, c’est un Dieu qui se cache humblement derrière les actes et les paroles des hommes. Il est donc pour l’engagement de chacun : nous avons tous et toutes à agir, à réagir, à servir pour que la fête soit pour tous et pour longtemps. Donc pas question de plaisir de consommation pure et simple, mais du bonheur pour tous, du bonheur construit par chacun. Eh oui, notre Dieu est pour le bonheur, pour la fête ….. et surtout la fête de l’alliance.

Nous apprenons aussi dans ce récit, que l’action doit se faire en toute simplicité à l’image de Marie qui n’impose rien à Jésus, mais qui ne fait que constater : « Ils n’ont plus de vin ». Pas question de demander à Jésus de résoudre une situation, mais mettre le doigt sur un problème qui est là, …. un problème qui risque de casser la fête. Marie met en évidence ce qui ne va pas et elle le dit à Jésus. Eh oui, le croyant, c’est quelqu’un qui a les yeux ouverts, il est à l’écoute de ses semblables, il dénonce ce qui ne va pas dans le sens du bonheur de tous, puis seulement alors, il confie le problème à Dieu, dans sa prière, … sans dire à Dieu ce qu’Il doit faire, …. tout en espérant que nous ferons bien tout ce que Jésus nous dira. Apprécions la démarche de Marie qui prend déjà le relais de Jésus pour associer tous les présents à la réussite de la fête.

Oui, il y a de la place pour tout le monde, personne ne peut dire qu’il ne saurait rien faire, d’autant plus que St Paul nous propose toute une série de pistes pour exprimer nos talents : dire notre peu de foi, faire connaître un Dieu d’amour, apporter une parole qui fait vivre – ou même qui guérit-, faire des petits miracles avec ce que nous avons entre les mains, …. Oui, il y a de la place pour tout le monde et c’est le peu de chacun qui va remplir les cuves de la vie, là où chacun pourra puiser abondamment en vue des noces éternelles en compagnie de Dieu, avec tous les chrétiens.

Évangile du dimanche 13/01/2013

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 3,15-16.21-22.

Le peuple venu auprès de Jean Baptiste était en attente, et tous se demandaient en eux-mêmes si Jean n'était pas le Messie.
Jean s'adressa alors à tous : « Moi, je vous baptise avec de l'eau ; mais il vient, celui qui est plus puissant que moi. Je ne suis pas digne de défaire la courroie de ses sandales. Lui vous baptisera dans l'Esprit Saint et dans le feu.
Comme tout le peuple se faisait baptiser et que Jésus priait, après avoir été baptisé lui aussi, alors le ciel s'ouvrit.
L'Esprit Saint descendit sur Jésus, sous une apparence corporelle, comme une colombe. Du ciel une voix se fit entendre : « C'est toi mon Fils : moi, aujourd'hui, je t'ai engendré. »

Homélie du dimanche 13/01/2013 -

Etre baptisé, c’est être plongé dans un style de vie.

Etre baptisé, c’est être plongé dans un style de vie. Les étudiants sont baptisés à leur arrivée à l’unif après avoir été plongé dans le secondaire. Jésus a vécu son enfance, son adolescence et son travail professionnel à Nazareth, puis à un moment donné, il choisit de se faire baptiser par Jean-Baptiste, car il va entrer dans une nouvelle partie de sa vie terrestre. Son baptême, vers ses 30 ans, est un double plongeon : plonger dans l’humanité, faire comme les gens de son époque et plonger dans l’amour de Dieu. Ainsi, Jésus est bien un homme parmi les hommes, il s’unit à l’histoire humaine qui marche sous le regard de Dieu, le peuple d’Israël, là où il est né. Jésus s’inscrit dans cette longue marche chaotique tout en y apportant tout ce qu’Il est. Il prend les gens comme ils sont et va tenter de leur proposer un chemin d’avenir bienheureux. Il nous rappelle ainsi que tout ce qui concerne l’humain est précieux. Jésus est plongé dans l’humanité pour y prendre une part active dans son évolution. Son baptême lui donne des obligations envers l’humanité.

Plongé dans l’humanité, mais aussi plongé dans l’amour de Dieu ! Eh oui, dans son baptême, Jésus prie et voit le ciel qui s’ouvre, comme il s’ouvrira au moment de sa mort. Et là, Jésus se sent soutenu par l’Esprit Saint, présenté comme une Colombe, colombe de la paix, mais aussi colombe de l’espérance qui revient vers Noé avec un rameau dans le bec : la vie reprend, il est temps de retrousser ses manches et de se mettre à l’œuvre pour que la Vie gagne tout être humain, pour que l’œuvre d’amour devienne réalité. Ajoutons encore la parole merveilleuse qui confirme ce plongeon de Jésus en Dieu : « C’est toi mon Fils, moi, aujourd’hui, je t’ai engendré ».

Jésus est bien dans la vie de Dieu tout en étant parmi les hommes. Jésus vivra effectivement jour après jour, ce lien du baptême qui le rend proche des hommes et proche de Dieu.

Et nous, nous avons aussi été baptisé, le même baptême que Jésus, un baptême qui nous a plongés dans l’humanité actuelle, mais aussi dans l’amour de Dieu. Ce baptême, nous ne l’avons pas choisi personnellement, mais nous l’avons déjà repris de nombreuses fois à notre compte, par la prière, par notre présence ici, par la proclamation solennelle de la nuit pascale. Mais avons-nous déjà pensé au fait que ce baptême n’est pas un ticket d’entrée au paradis, ni une protection de Dieu. Non, notre baptême nous engage, comme il a engagé Jésus, à vivre proche de tout être humain et proche de Dieu. Il nous rend libre et nous donne la force de faire confiance au moment présent comme à demain. Il ouvre nos horizons vers nos frères et sœurs comme vers Dieu. Puissions-nous réaliser comme Jésus, que nous sommes des hommes et des femmes baptisés, donc avec une grande responsabilité dans la construction du royaume de Dieu.

Évangile du dimanche 06/01/2013 - Épiphanie

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 2,1-12.

Jésus était né à Bethléem en Judée, au temps du roi Hérode le Grand. Or, voici que des mages venus d'Orient arrivèrent à Jérusalem et demandèrent : « Où est le roi des Juifs qui vient de naître ? Nous avons vu se lever son étoile et nous sommes venus nous prosterner devant lui. »
En apprenant cela, le roi Hérode fut pris d'inquiétude, et tout Jérusalem avec lui.
Il réunit tous les chefs des prêtres et tous les scribes d'Israël, pour leur demander en quel lieu devait naître le Messie. Ils lui répondirent :
« A Bethléem en Judée, car voici ce qui est écrit par le prophète :
Et toi, Bethléem en Judée, tu n'es certes pas le dernier parmi les chefs-lieux de Judée ; car de toi sortira un chef, qui sera le berger d'Israël mon peuple. »
Alors Hérode convoqua les mages en secret pour leur faire préciser à quelle date l'étoile était apparue ; puis il les envoya à Bethléem, en leur disant : « Allez vous renseigner avec précision sur l'enfant. Et quand vous l'aurez trouvé, avertissez-moi pour que j'aille, moi aussi, me prosterner devant lui. »
Sur ces paroles du roi, ils partirent. Et voilà que l'étoile qu'ils avaient vue se lever les précédait ; elle vint s'arrêter au-dessus du lieu où se trouvait l'enfant.
Quand ils virent l'étoile, ils éprouvèrent une très grande joie.
En entrant dans la maison, ils virent l'enfant avec Marie sa mère ; et, tombant à genoux, ils se prosternèrent devant lui. Ils ouvrirent leurs coffrets, et lui offrirent leurs présents : de l'or, de l'encens et de la myrrhe.
Mais ensuite, avertis en songe de ne pas retourner chez Hérode, ils regagnèrent leur pays par un autre chemin.

Homélie du dimanche 06/01/2013 - l'Epiphanie

C’est une triple fête que nous célébrons aujourd’hui.

Depuis 15 jours, nous accueillons chaque week end, un récit évangélique qui nous parle de l’enfance de Jésus. Ces récits charment notre esprit et nous font chaud au cœur. Pourtant, ceux-ci ne sont pas à prendre au pied de la lettre, ce ne sont pas des récits historiques. Ils ont été écrits après la résurrection de Jésus, si bien que toute la vie de Jésus sur terre est vue en fonction de cette issue bienheureuse. C’est ainsi que dans la naissance de Jésus, nous retrouvons toute une série de notes qui sont celles de la résurrection. Nous dirons que nous sommes dans le langage symbolique.

De plus, il est bon de savoir qu’un récit comme celui de l’épiphanie prend des couleurs plus vives quand on constate que les communautés chrétiennes naissent très vite en milieu païen : d’où les mages venus d’Orient complètent l’entourage de Jésus à sa naissance, les bergers, les exclus de la société, les marginaux étant les premiers à l’adorer, à le reconnaître : ainsi, Dieu se fait connaître à tous les peuples, Il vient, non pas pour des privilégiés, le peuple d’Israël, mais pour tout être humain.

Remarquons que St Mathieu est très sobre dans la description des évènements : il nous parle de « mages » qui sont devenus 3 dans notre imaginaire, y trouvant même un prénom et une couleur de peau…. des mages, non pas des rois, … des mages qui sont des chercheurs, des gens qui interprètent les signes, les songes…… ils savent lire les signes qui sont sur leur route et ils découvrent l’Etoile du moment : Dieu qui se fait homme en prenant les chemins de tout le monde, les chemins d’un enfant. Ils ont su reconnaître en Jésus, l’envoyé de Dieu après avoir cherché le « roi des juifs », le titre qui sera inscrit sur la croix de Jésus. Aussi, ne cherchons pas une étoile dans le ciel pour nous laisser guider comme les mages, mais comme eux, allons frapper aux portes des hommes d’aujourd’hui pour connaître le chemin qui nous conduit à Dieu. Laissons-nous interpeler par leurs renseignements, acceptons de chacun, y compris de nos ennemis, ce qui nous mène au trésor, soyons prêts à offrir à cet enfant-Dieu le meilleur de nous-mêmes : l’or de notre cœur qui nous permet de devenir roi de l’amour, l’encens qui est le chemin qui nous relie à Dieu et la myrrhe qui ensevelit tout ce qui doit mourir en nous pour ne laisser de la place qu’à ce qui est promis à l’immortalité. Puis avec cette Lumière trouvée à la crèche, prenons un chemin nouveau pour vivre notre quotidien selon ce que nous avons découvert dans l’incarnation de Dieu.

Oui, les cadeaux offerts nous unissent
au Christ Roi, à travers l’or,
un Christ qui est Fils de Dieu signifié par l’encens,
un Christ qui se donne entièrement jusque dans la mort pour ressusciter : la myrrhe.
Ainsi, en ce début d’année, je vous souhaite de rencontrer Dieu sur nos routes quotidiennes, là où il se trouve vraiment. Puissions-nous le rencontrer et lui donner ce que nous avons de meilleur. Je vous souhaite également d’aider celles et ceux qui le cherchent encore dans les villes saintes et les grandes cathédrales, en les aidant à se mettre en route pour le trouver vraiment dans la fragilité de leur vie.

Avec ce regard plein d’espérance, Bonne, Sainte et Heureuse Année 2013.

Évangile du mardi 01/01/2013

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 2,16-21.

Quand les bergers arrivèrent à Bethléem, ils découvrirent Marie et Joseph, avec le nouveau-né couché dans une mangeoire.
Après l'avoir vu, ils racontèrent ce qui leur avait été annoncé au sujet de cet enfant.
Et tout le monde s'étonnait de ce que racontaient les bergers.
Marie, cependant, retenait tous ces événements et les méditait dans son cœur.
Les bergers repartirent ; ils glorifiaient et louaient Dieu pour tout ce qu'ils avaient entendu et vu selon ce qui leur avait été annoncé.
Quand fut arrivé le huitième jour, celui de la circoncision, l'enfant reçut le nom de Jésus, le nom que l'ange lui avait donné avant sa conception.

Homélie du mardi 01/01/2013

C’est une triple fête que nous célébrons aujourd’hui.

C’est une triple fête que nous célébrons aujourd’hui.

- D’abord l’entrée dans un nouveau millésime, 2013, porteur de bien des attentes et d’espoirs.

- Ensuite la journée mondiale de la paix qui nous invite à nous interroger sur les causes de nos divisions et d’y trouver remède en construisant un monde plus solidaire.

- Mais enfin et surtout nous saluons Marie en qui les chrétiens reconnaissent la « mère de Dieu ».

Ce titre a bousculé les structures de pensée de l’humanité : Qu’une simple femme mette au monde le Fils de Dieu, qu’elle soit le lien privilégié qui unisse le ciel et la terre, le divin à l’humain, que par elle Dieu ait voulu se faire homme, est la plus prodigieuse nouvelle que notre terre ait jamais entendue.
Désormais, chose inouïe, inconcevable, inimaginable, il nous est permis de reconnaître en tout homme, le reflet de Dieu, l’image de Dieu!
Par contre qu’une femme puisse enfanter Dieu, fut l’obstacle où achoppèrent bien des chrétiens dès les 1ers siècles. C’est donc pour raffermir leur foi que le concile d’Ephèse en 431 proclama Marie « mère de Dieu ».
Cette déclaration a eu pour conséquence d’exalter Marie parfois de façon exagérée alors que, comme nous le montre une fois encore l’évangile d’aujourd’hui, Marie était une femme d’intériorité.
Ainsi par exemple, St. Luc montre que les bergers, 1ers messagers de la Bonne Nouvelle, vont rapporter aussitôt tout ce qu’ils ont vu et entendu. En contraste, Marie reste silencieuse et retient, médite tous ces évènements dans son cœur.
Et ce n’est pas le seul endroit où les évangélistes nous disent que « Marie méditait dans son cœur ».
Déjà dans les circonstances habituelles, j’imagine qu’il faut aux jeunes femmes qui accouchent, du temps pour réaliser et prendre conscience qu’elles deviennent ‘maman’. Nous pouvons donc facilement imaginer qu’il a fallu à Marie beaucoup de temps pour intégrer, réaliser et comprendre ce qui lui arrivait. Cela n’a certainement pas été évident pour Marie d’accepter, en plus que devenir maman, que dès sa naissance son enfant était voué à une destinée exceptionnelle. Il lui a fallu bien du recueillement, de temps de prière pour découvrir progressivement qu’elle avait enfanté Dieu.
Il est donc tout aussi normal que nous, nous ayons autant que Marie des difficultés à accepter qu’il soit possible que Dieu vienne rejoindre notre humanité, marcher sur nos chemins, qu’il vienne croiser notre regard et nous tendre la main.
Il est tout à fait normal que beaucoup hésitent à croire en cette proximité de Dieu et préfèrent se l’imaginer dans le ciel lointain et imaginaire.
Ce n’est que dans le recueillement, le silence mais aussi avec une fameuse dose de confiance et d’humilité, qu’il est possible de découvrir Dieu dans le visage et le cœur de tous ceux qui sont près de nous.

Mes chers amis,
En ce jour de l’an, la tradition nous invite à exprimer nos vœux, c’est-à-dire des paroles bienveillantes comme des bénédictions ; sachant que nos paroles sont toujours créatrices, qu’elles ne restent jamais sans effet, qu’elles font advenir à la réalité et prennent consistance dans nos actes.
C’est avec cette conviction que je vous adresse ici mes souhaits. Tout en sachant que cette année 2013 ne sera pas exempte de tensions, d’épreuves, de peines… puissions nous en toutes circonstances, comme Marie, dire « oui ». Non pas un « oui » de « parce qu’il faut bien », ni par « fatalisme » mais un « oui » qui mobilise tout notre être, toutes nos énergies - pour apaiser les inquiétudes,
- partager le poids des fardeaux trop lourds,
- pour goûter la tendresse de Dieu,
- pour que notre confiance soit contagieuse et nos cœurs débordants de joie.
Je vous souhaite une bonne année.